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Retards à la STM: l'opposition veut une Charte des droits des usagers

La charte garantirait entre autres le «droit au respect de la ponctualité» et le «droit à un environnement propre» des usagers du transport en commun.
Le taux de ponctualité des autobus de la STM est d'à peine 78%, selon les plus récentes données disponibles.
La Presse canadienne
Le taux de ponctualité des autobus de la STM est d'à peine 78%, selon les plus récentes données disponibles.

Inquiète de la hausse fulgurante du nombre de plaintes adressées à la Société de transport de Montréal (STM), l’opposition officielle à la Ville de Montréal réclame la création d’une Charte des droits des usagers qui définirait des objectifs «concrets et mesurables», notamment en matière de ponctualité et de propreté dans le métro et les autobus.

Ensemble Montréal présentera une motion au conseil municipal le 16 décembre prochain sommant la STM de se doter d’une telle charte, à l’instar d’autres sociétés de transport comme celle de Toronto.

Dans sa motion, la conseillère Karine Boivin-Roy souligne que le nombre de plaintes enregistrées à la STM a explosé de 30% entre 2018 et 2019 et que la ponctualité des autobus sur le réseau est en déclin depuis 2015.

Elle fait aussi référence à un reportage récent publié dans La Presse qui révélait la présence de punaises de lit et de coquerelles dans les autobus de la Ville ainsi qu’à un récent rapport du Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal sur le harcèlement dans les installations de la STM pour souligner l’importance de garantir un environnement propre et sécuritaire aux usagers du transport en commun.

Des objectifs clairs

Le chef de l’opposition officielle Lionel Perez estime que la création d’objectifs «clairs et mesurables» assurera une plus grande imputabilité à la STM et aux élus.

«Il ne faut pas tenir les usagers pour acquis», martèle-t-il. «Lorsqu’il y a un manque d’efficience ou de ponctualité, on va perdre des usagers.»

«En ce moment, il n’y a pas d’objectifs», déplore-t-il. «En ayant des objectifs, on va parler d’obligations de résultats plutôt que d’obligations de moyens.»

Du côté de la STM, la porte-parole Amélie Régis souligne que des cibles sont «en cours d’élaboration» dans le cadre de son Plan stratégique organisationnel 2025. À l’heure actuelle, la société rend publics les résultats de certains indicateurs de performance, mais ne présente pas d’engagements chiffrés.

«Ce programme a récemment été revu et nous devons collecter davantage de données pour être en mesure de mieux établir des cibles réalistes tout en étant ambitieuses», explique Mme Régis.

Ensemble Montréal propose que le document reconnaisse entre autres les droits suivants:

  • Le droit à une offre de service qui respecte l’équité territoriale
  • Le droit au respect de la ponctualité
  • Le droit à un environnement propre
  • Le droit d’accéder facilement aux infrastructures de transport collectif
  • Le droit d’être adéquatement informé
  • Le droit à un environnement sécuritaire
  • Le droit à un service courtois

Une porte-parole du comité exécutif de la Ville de Montréal a refusé de commenter la teneur de la motion d’Ensemble Montréal, affirmant simplement qu’elle «sera débattue lors du conseil municipal».

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