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La coupe de 1,4 million à l'Université Laval contestée

Le président sortant du conseil d'administration de l'Université Laval, John Porter, entend « contester vigoureusement » la décision du ministre de l'Éducation de retenir 1,4 million de dollars de la subvention versée à l'institution pour compenser les modifications des conditions d'après-mandat adoptées pour les hauts dirigeants.

Le ministre François Blais confirme dans une lettre du 16 novembre son intention de couper le versement du mois de décembre.

John Porter, qui a quitté ses fonctions mercredi, qualifie ce geste d'« inacceptable » et juge le calcul du ministère « totalement arbitraire » dans une réponse écrite qu'il a fait parvenir au ministre lundi.

M. Porter allègue que les changements aux conditions de réaffectation des hauts dirigeants ne s'appliqueront pas avant 2017-2018. Ils n'ont donc aucune incidence cette année.

Il rappelle que ces mêmes dirigeants, soit le recteur, les vice-recteurs, les vice-recteurs adjoints et le secrétaire général, ont demandé et obtenu une baisse de salaire de 3 %, qui, elle, est en vigueur.

« L'effet combiné de ces deux mesures n'engendre donc, pour les années 2014 à 2017, aucun coût supplémentaire, mais plutôt des économies », plaide John Porter. L'Université Laval a chiffré les économies à 75 000 $ par année.

M. Porter soutient que les chiffres du Ministère « sont truffés d'erreurs factuelles et qu'ils ne sont pas fidèles à la variation des coûts des conditions de travail de l'équipe de direction ». Il demande donc au gouvernement de revenir sur sa décision.

La nouvelle présidente du conseil d'administration, Marie-France Poulin, a indiqué au Soleil qu'elle n'avait pas l'intention de revenir en arrière en ce qui a trait aux conditions d'après-mandat.

Les étudiants exaspérés

La CADEUL qualifie de « guerre d'ego » le bras de fer entre le ministre Blais et l'Université Laval et dénonce la coupe de 1,4 million de dollars.

Malgré son désaccord avec la décision du C.A. de bonifier les conditions d'après-mandat, la Confédération des associations d'étudiants considère que les étudiants ne doivent pas payer pour cette mauvaise décision.

« On assiste à une guerre d'ego entre deux concurrents à la course au rectorat d'il y a quelques années. Le recteur Brière et le ministre Blais n'arrivent pas à communiquer entre eux et, nous, on a l'impression qu'on est pris en otage et que les coupes vont affecter directement les étudiants », déplore le président de la CADEUL, Thierry Bouchard-Vincent.

Les compressions imposées à l'Université Laval depuis des années ne peuvent plus être considérées comme « des coupes n'affectant pas les services directs aux étudiants », dénonce la CADEUL.

Nouvelles conditions

En vertu des changements adoptés, lorsque les hauts dirigeants quittent leur poste tout en conservant un lien d'emploi avec l'Université, ils peuvent désormais bénéficier de 75 % à 100 % de leur salaire de cadre jusqu'à six ans après leur départ.

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