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Délai pour Uber : «On n'avait pas ben ben le choix», dit Guy Chevrette

QUÉBEC – L’industrie du taxi «ne saute pas de joie» devant le nouveau délai offert par le ministre Daoust à Uber.

«Un tient vaut mieux que deux tu l’auras. On n’avait pas ben ben le choix», dit le porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi, Guy Chevrette.

Mardi, le ministre des Transports, Jacques Daoust, a déposé un amendement qui repoussera de trois mois l’application du projet de loi 100, qui vise à encadrer l’industrie du taxi et les nouveaux joueurs, comme Uber. Le ministre offre ainsi un nouveau délai à Uber pour présenter un projet-pilote qui lui permettra d’œuvrer légalement dans la province.

Guy Chevrette explique que le compromis permet de mettre un terme à la bataille qu’il mène contre Uber depuis un an. «Avec la reprise des travaux [l’automne prochain], les débats auraient repris. Là, on s’assure qu’au moins il y a une loi qui va s’appliquer au début de septembre et, entre-temps, on va subir la loi actuelle», dit-il.

«On a plié, c’est la moins pire des choses, on a accepté, poursuit l’ex-ministre péquiste. On ne saute pas de joie au plafond.»

De son côté, le porte-parole pour le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos, Benoît Jugand, se dit satisfait de l’entente. «L'industrie du taxi, les chauffeurs, les propriétaires que nous représentons pensent qu'à quelque part il faut que tout le monde puisse mettre un peu de l'eau dans son vin et qu'on puisse trouver un compromis qui est satisfaisant. Alors, pour nous, ça fonctionne», a-t-il dit en point de presse, aux côtés du PQ et de Québec solidaire.

Son groupe menaçait de perturber le Grand prix de Formule 1 de Montréal la fin de semaine prochaine si la loi n’était pas adoptée. Benoît Jugand affirme que le compromis permet de ramener la «paix sociale».

«Vous savez, les chauffeurs, les propriétaires de taxi ne souhaitent pas être dans la rue pour manifester, dit-il. On souhaite être dans la rue pour pouvoir bien accueillir la clientèle puis la desservir correctement. Ce qu'on cherche, c'est un régime à une seule vitesse.»

NOTE: La rédactrice en chef du Huffington Post, Arianna Huffington, est membre du c.a. de Uber et s’est retirée de toute décision éditoriale impliquant la couverture de cette entreprise, de l’industrie du taxi ou de l’autopartage.

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