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Denis Coderre bon premier dans les dépenses électorales

Le parti de Denis Coderre a dépensé plus d'un million de dollars lors de la campagne électorale l'automne dernier. En juillet, il s'était pourtant engagé à ne pas dépenser plus de 750 000 dollars.

Un texte de François Cormier

« J'ai été attaqué de toutes parts, alors on a décidé d'avoir une campagne publicitaire », a expliqué Denis Coderre. « Nous n'avons aucune dette et nous avons dépensé moins que le maximum permis », poursuit-il. Son parti aurait dépensé près de 696 000 dollars seulement en publicités.

Projet Montréal-Équipe Bergeron a également dépensé plus que promis. « On recueilli davantage de dons que prévu. Ça nous a donc permis de dépenser plus », explique le directeur général du parti, Patrick Cigana. « Ce sont les campagnes locales qui ont eu des besoins plus importants. Ça nous a permis de faire des percées dans certains arrondissements », ajoute-t-il.

Projet Montréal aurait amassé 360 000$ en dons. « Nous avons géré les fonds de façon responsable. Nous sommes encore très loin du maximum de dépenses permis par la loi soit 1 650 000 dollars », fait valoir Patrick Cigana.

Quant à Marcel Côté, il avoue d'emblée que sa campagne électorale est déficitaire, mais n'est pas en mesure de dire de combien exactement.

« Dans le courant du mois, nous allons nous asseoir avec le Directeur général des élections. Il est impossible de spéculer sur le remboursement auquel nous aurons droit », précise Marcel Côté. « Ça va nous laisser un déficit, c'est certain », ajoute-t-il. Certains fournisseurs n'ont pas été remboursés. La Coalition leur doit environ 130 000 dollars.

À mots à peine couverts, Marcel Côté espère que le projet de loi 53 sur le financement des partis politiques municipaux aura des effets rétroactifs. « Quels seront les amendements qui seront dans la loi 53? Ce n'est qu'après (l'adoption de la loi) que nous pourrons connaître le véritable états de nos finances », dit-il. La loi a été déposée à l'Assemblée nationale, mais n'a pas encore été adoptée.

Le bureau du ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, écarte toutefois cette possibilité. « Il n'est pas question que le projet de loi 53 s'applique de façon rétroactive », a clairement dit l'attaché de presse du ministre, Yann Laglais-Plante.

Les rapports de dépenses seront acheminés au Directeur général des élections du Québec. Chaque parti aura droit à des remboursements selon le nombre de votes obtenus par chacun des candidats.

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