Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

«En direct du jour de l'An»: une édition aussi festive que touchante et symbolique

Peu importe les circonstances, personne (vraiment personne) ne peut refuser l'invitation à la grande fête de fin d'année de France Beaudoin...
Radio-Canada

Après nous avoir autant émus que réconfortés et divertis tout au long de l’automne, nous savions que France Beaudoin et l’équipe d’En direct de l’univers seraient de nouveau à la hauteur pour leur traditionnelle Spéciale du jour de l’An.

L’édition 2020 avait évidemment un sens particulier, donnant le coup d’envoi à la soirée télé d’un 31 décembre que nous étions déjà plus qu’impatients de voir prendre fin, afin que nous puissions ENFIN tourner la page sur 2020 et passer à l’année 2021, et ce, même si c’est avec autant d’optimisme que d’inquiétudes.

Dans le plus pur respect des traditions, l’animatrice a d’abord arpenté les rues pour kidnapper ses invités d’honneur : Pierre Hébert, Mélissa Bédard, Simon Boulerice et Louise Latraverse. Le tout avec l’aide de Ron Fournier, qui est momentanément sorti de sa retraite pour sillonner les cieux en hélicoptère. Rien de moins.

«Tu parles si ça me tente, je veux juste ça, sortir!» a lancé avec beaucoup d’entrain Louise Latraverse lorsqu’on lui a proposé de prendre part à l’émission. «Si je bois de l’alcool, ça se peut que je monte sur les tables et que je me mette toute nue!»

Voilà, il n’en fallait pas plus pour mettre la table pour l’heure et demie de folies musicales et de grandes émotions qui allait suivre.

«On va fêter autrement, mais on va fêter pareil», a déclaré France Beaudoin, une fois en studio, pour lancer les festivités.

Patrice Roy a alors fredonné un air bien connu de Lisa LeBlanc, parfaitement adapté pour l’occasion : «Peut-être bien que demain ça ira mieux, mais qu’on se le dise : 20-20, c’était de la marde!»

Il s’en est suivi un long medley endiablé auquel ont pris part plusieurs artistes ayant marqué l’année à leur façon, de 2Frères à Suzie Villeneuve, en passant par Jay Du Temple, Renée Wilkin, Rita Baga, Cintia et Marjorie d’Occupation Double Chez Nous, Roxane Bruneau, Anthony Kavanagh et Simon Lefebvre-Gagnon, l’un des instigateurs du mouvement Moi aussi je porte ma jupe, pour ne nommer que ceux-ci.

Radio-Canada

Chansons de circonstances

Cette année plus que les précédentes, le choix des chansons - et même des interprètes - avait une résonance très particulière, et en disait bien long sur l’année que nous venons de passer, éloignés les uns des autres, mais tous dans le même bateau malgré tout.

On pense à I Will Survive chantée par la grande Gloria Gaynor; à Marjo et Caroline Néron qui ont formé un duo électrisant le temps de chanter un extrait de J’lâche pas; à Damien Robitaille qui a momentanément quitté les réseaux sociaux pour chanter I’m Still Standing d’Elton John; et à Christine Morency qui a repris Tout le monde capote des Trois Accords.

Une sélection des plus appropriée pour dresser le portrait d’une année trouble, parsemée de drames et de défis, mais de laquelle a tout de même fini par jaillir une certaine lumière.

Au-delà de la fête, cette attention nous a également donné des moments de télévision très touchants et symboliques.

Ce fut le cas lorsque Fanny Bloom, Ingrid St-Pierre et Julie St-Pierre ont interprété Une chance qu’on s’a, avec leur enfant dans les bras.

Une place très importante fut également accordée à la célébration de la diversité, aux changements des mentalités et aux protestations menées tambour battant durant une bonne partie de l’année pour mettre fin à toutes formes de discrimination et de violence.

«Si les voix s’élèvent et si les pieds s’en mêlent, ça se pourrait qu’avant longtemps on entende le coeur d’un peuple qui a réussi à synchroniser ses babines et ses bottines», a lancé Kim Thúy avant qu’Elisapie et Carol Dubé, le mari de la regrettée Joyce Echaquan, ne prennent le contrôle de la scène pour interpréter la pièce Arnaq.

Le tout fut suivi d’une interprétation très touchante d’Amazing Grace par Matt Holubowski, puis de Lean On Me, par Kim Richardson et Anthony Kavanagh.

Michel Rivard et Martin Léon ont ensuite poussé la note en chantant une reprise française de la magnifique The Times They Are a-Changin’ de Bob Dylan.

Ce fut ensuite autour des paroles d’Un musicien parmi tant d’autres d’Harmonium de prendre un tout autre sens lorsque son refrain fut chanté en atikamekw.

Radio-Canada

À l’année prochaine...

L’occasion était évidemment parfaite pour souligner de nouveau le travail inestimable des travailleurs de la santé.

Après que l’urgentologue Alain Vadeboncoeur et quelques collègues eurent uni leurs talents vocaux et musicaux pour offrir une reprise de Deux par deux rassemblés de Pierre Lapointe, Marc Dupré et Sylvain Cossette ont pris le contrôle de la scène pour dédier l’intemporelle Stand By Me à tout le personnel médical de la province.

Bref, France Beaudoin et ses acolytes ont su démontrer en quelque 90 minutes qu’au-delà de leurs incomparables talents d’orchestration et de mise en scène, ils ont surtout un don pour offrir une revue (musicale) de fin d’année, certes, festive et émotive, mais également très pertinente.

Comme à l’habitude, les surprises se sont également multipliées pour renverser autant les invités d’honneur que les téléspectateurs (que l’on pense à Julie Snyder qui s’est dandinée dans un costume de cochon, ou à Gabriel Nadeau-Dubois qui a osé se risquer au limbo).

En direct du jour de l’An fut la grande fête dont nous avions besoin pour entamer dignement le dernier droit de l’année 2020.

«Tiens-toi bien 2021, on arrive!», a lancé France Beaudoin en guise de conclusion.

Nous n’aurions pas pu mieux dire.

Suggest a correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.