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Grève dans le secteur public: le milieu de l'éducation est plus touché

En cette troisième journée de grève tournante du front commun intersyndical, mercredi, c'est le milieu scolaire, surtout, qui a été touché.

Le front commun n'était d'ailleurs pas le seul à débrayer, puisque la Fédération autonome de l'enseignement, un regroupement indépendant de syndicats qui représente le tiers des enseignants du primaire et secondaire, tenait elle aussi sa deuxième journée de débrayage cette semaine.

Des piquets de grève ont ainsi été dressés devant les écoles de Montréal par les enseignants membres de l'Alliance des professeurs de Montréal, affiliée à la FAE, ainsi qu'en Outaouais. La FAE ne fait pas partie du front commun intersyndical.

Mercredi, les syndiqués de l'Alliance ont notamment bloqué les accès au siège social de la Commission scolaire de Montréal, ce qui fait que même le personnel de soutien, qui n'était pas en grève, n'a pu entrer au travail.

Au front commun, des syndiqués ont aussi dressé des piquets de grève devant des établissements de plusieurs commissions scolaires en Montérégie, en Estrie, en Mauricie et au Centre-du-Québec. La Centrale des syndicats du Québec, qui représente les deux tiers des enseignants du primaire et secondaire, fait en effet partie du front commun.

Des établissements de santé et de services sociaux étaient également touchés par la grève tournante des syndiqués du front commun dans ces dernières régions.

Le front commun dispose d'un mandat de grève tournante, à raison d'une journée par région dans la semaine du 26 octobre. S'il n'y a pas de progrès suffisant aux tables de négociation, le front commun prévoit débrayer durant deux jours par région à compter du 9 novembre. Et s'il n'y a toujours pas de progrès notable, il prévoit une grève générale les 1er, 2 et 3 décembre.

La FAE, de son côté, dispose d'un mandat de grève de trois jours. La première journée de grève a été tenue le 30 septembre; la seconde l'est ces jours-ci, de lundi à mercredi, par région. La date de la troisième n'a pas encore été annoncée.

Le gouvernement offre à l'ensemble des employés de l'État deux années de gel salarial, suivies de trois années avec des augmentations de 1 pour cent par année. Il souhaite aussi faire passer de 60 à 62 ans l'âge auquel il sera possible de prendre sa retraite sans pénalité.

De son côté, le front commun réclame des augmentations de salaire de 4,5 pour cent par année pendant trois ans.

Les négociations ont toujours cours entre les parties. Les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars dernier.

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