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Groupe Aldo investit 360 millions $ dans son siège social de Montréal

PC

MONTRÉAL - Le Groupe Aldo a décidé que c'est à son siège social de Montréal que s'effectuera son virage numérique, une décision qui se traduira par un investissement de 360 millions $ ainsi que la création d'au moins 400 emplois d'ici cinq ans.

Le détaillant de chaussures et d'accessoires de mode désire s'éloigner peu à peu de son modèle d'affaires axé principalement sur la vente en magasin puisque de plus en plus de consommateurs achètent désormais en ligne.

«Là c'est en ligne et demain ça sera avec leur téléphone et avec leur montre (intelligente)», a expliqué vendredi le fondateur et président du conseil d'administration de l'entreprise, Aldo Bensadoun.

Il a également souligné que le Groupe Aldo n'était pas seulement un détaillant. «Nous sommes des créateurs qui avons une marque qui doit être développée, a-t-il dit. Nous devons développer tous les canaux afin d'être en mesure d'approcher nos clients.»

L'entreprise établie à Montréal reçoit également un coup de pouce de la part du gouvernement Marois, qui contribuera à hauteur de 52 millions $ sur le montant total de l'investissement, qui est de 363 millions $.

La première ministre Pauline Marois a précisé que l'aide était composée d'un prêt de 40 millions $, d'une contribution de 10 millions $ non remboursable et d'une subvention de 2 millions $ pour le déploiement d'un plan de formation de la main-d'oeuvre.

Les 400 personnes embauchées par le Groupe Aldo devraient être affectées au développement de la stratégie numérique. De nouvaux postes d'experts du commerce en ligne, d'analystes du comportement des consommateurs et de spécialistes de l'analyse de données seront créés.

Ces nouveaux employés s'ajouteront aux quelque 1200 qui travaillent actuellement au siège social, situé dans l'arrondissement montréalais de Saint-Laurent. Le Groupe Aldo exploite plus de 2300 points de vente rassemblés sous quatre bannières en plus d'employer près de 20 000 personnes dans 87 pays.

Un prix de consolation

La nouvelle de vendredi a en quelque sorte eu l'effet d'un baume pour l'arrondissement, frappé de plein fouet, deux jours plus tôt, par la décision de Sears Canada de supprimer plus de 770 emplois à son centre de logistique situé à Saint-Laurent.

À l'échelle nationale, c'est 1600 postes que Sears a décidé de supprimer.

Questionnée sur ce dossier, Mme Marois a indiqué que son gouvernement n'avait pas été informé de la décision de Sears Canada concernant les emplois dans l'arrondissement Saint-Laurent.

«J'ai compris que la décision avait été prise au siège social (de Sears Canada) et que les gens d'ici avaient été peu mis dans le coup, a-t-elle expliqué. Si une telle entreprise avait souhaité qu'on puisse les rencontrer et voir comment on pouvait les soutenir, sans doute que nous aurions ouvert nos portes.»

La première ministre a cependant rapidement ramené la question sur le sujet du jour, affirmant que c'est en aidant des entreprises comme le Groupe Aldo qu'il était possible d'assurer la pérennité d'emplois.

«Aldo a une vision d'avenir, a-t-elle dit. L'entreprise propose des projets novateurs qui font en sorte qu'elle puisse demeurer dans le peloton de tête par rapport à toutes les nouvelles technologies qui apparaissent.»

Le maire de l'arrondissement Saint-Laurent, Alan De Sousa, présent sur place, a salué le coup de pouce financier du gouvernement Marois à une entreprise qui, selon lui, investit pour l'avenir.

Mme Marois était accompagnée de son ministre des Finances, Nicolas Marceau, ainsi que de la ministre déléguée à la Politique industrielle, Élaine Zakaïb.

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