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L’influenceuse Milaydie Bujold présente ses excuses après avoir suggéré à une infirmière de changer de métier

«C’était une question, ma foi, stupide, et pour laquelle je paie énormément en ce moment...»
Instagram/milaydie

L’influenceuse québécoise Milaydie Bujold a présenté une fois de plus ses excuses, ce mardi 5 janvier, et fait part des nombreux messages haineux qu’elle a reçus après avoir demandé à une infirmière à bout de souffle si elle n’avait pas déjà pensé à changer de métier. Tout simplement.

Elle avait posé cette question à une infirmière qui disait travailler soixante heures par semaine au front en raison de la pandémie de COVID-19. Et cela alors qu’elle faisait déjà face à une vague de commentaires désobligeants en raison d’un voyage qu’elle avait effectué en pleine pandémie (sujet d’actualité soulevant les passions s’il en est un). Une décision qui, à ses yeux, n’était pas problématique, puisqu’elle disait avoir respecté toutes les règles sanitaires durant ses déplacements.

Le 31 décembre dernier, Milaydie Bujold avait déjà partagé un long message d’excuse adressé à l’ensemble des professionnels de la santé, disant reconnaître son erreur, tout en admettant avoir la mauvaise habitude de répondre de façon impulsive lorsqu’elle se sent attaquée.

Ce mardi, Milaydie Bujold a dévoilé dans sa story Instagram une fraction des messages injurieux qu’elle continue de recevoir, avant d’inciter les internautes à faire preuve d’un peu plus de clémence à l’égard des gens de sa profession.

Ce genre de commentaires, elle affirme que les influenceurs en reçoivent «chaque jour, chaque minute».

«Je vais parler de mon erreur, celle d’avoir partagé un commentaire à une infirmière, disant que si elle était autant malheureuse dans son travail, qu’elle pouvait changer de domaine. Est-ce que c’était irrespectueux? Maladroit? Oui. Est-ce que ça manquait de compréhension et de jugement? Oui. Est-ce que ce commentaire a été dit pour blesser? Avec malice? Avec méchanceté pure? Pas du tout. Mes intentions n’avaient jamais été de manquer de respect envers les travailleurs de la santé. C’était une question, ma foi, stupide, et pour laquelle je paie énormément en ce moment», a-t-elle déclaré.

«Ce que je cherche à faire, ce n’est pas de banaliser mon geste, mais de faire comprendre que la solution n’est pas de me menacer de mourir, de me souhaiter de tomber malade, de souhaiter que mes proches meurent, de me souhaiter de tout perdre et de me dire toutes sortes de méchancetés qui dépassent vraiment, mais vraiment, les limites.»

La principale intéressée poursuit en indiquant qu’elle est ouverte à ce qu’on lui fasse part de ses erreurs, en autant que ce soit dans le respect, et d’une manière qui soit réellement constructive.

«Je ne souhaite pas à personne de savoir ce que c’est de vivre avec des milliers de messages haineux, de sentir qu’on a le monde à dos», a-t-elle déclaré.

«J’espère quand même plus que tout, même si c’est seulement une petite partie de la population, que certains comprendront l’importance d’apprendre à être en désaccord, déçu et fâché contre une personne, sans ressentir le besoin d’utiliser la violence verbale, l’humiliation, l’intimidation, et de condamner tous les gens qui font des erreurs.»

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