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Investigation: Mongrain, Poirier et Gendron, premier trio

Depuis son entrée en ondes, fin 2013, Investigation lance et compte en se maintenant dans les positions de tête du classement des chaînes spécialisées québécoises, au 19e rang, devant 13 de ses compétitrices.

Côté cotes d’écoute, dans ses cinq premiers mois de vie, la «petite sœur» de Canal D avait réussi à arracher des parts de marché de 0,4% ; un peu plus d’un an et demi plus tard, Investigation se targue d’obtenir des parts de marché de 0,7% chez les 2 ans et plus et de 0,9% chez les adultes de 25 à 54 ans, des chiffres très enviables pour une aussi jeune bannière.

Afin de continuer de «scorer», la direction de l’antenne vouée aux crimes et aux enquêtes de toutes natures a «travaillé fort dans les coins» pour concocter une programmation d’automne riche, qui compte pas moins de 20 nouvelles émissions et 6 nouveaux documentaires, et fonde énormément d’espoir sur son «premier trio», composé de vieux routiers dont la crédibilité n’est plus à prouver : Jean-Luc Mongrain, Claude Poirier et Stéphane Gendron.

La parole aux victimes

Trêve d’analogies sportives. Jasons plutôt de ce qui défilera dans vos petits écrans lorsque vous syntoniserez Investigation dans les prochains mois. D’abord, la deuxième saison d’Indemnes? (lundi, 19h, dès le 2 novembre), le magazine judiciaire de Jean-Luc Mongrain, comptera 10 nouveaux épisodes de 60 minutes. Le maître de l’entrevue recueillera encore les confidences d’individus qui ont subi un préjudice physique, psychique, économique ou moral, et qui sont passés à travers l’épreuve. Un ex-soldat de l’infanterie du Royal 22e Régiment, une survivante d’un cancer et résidente de Shannon, ainsi que Patrick Désautels, ex-conjoint de Sonia Blanchette, décédée après avoir été accusée du meurtre de ses trois enfants, entre autres, se sont tous ouverts à Jean-Luc Mongrain.

«Les gens acceptent de nous expliquer leur cheminement de vie et, surtout, comment ils sont parvenus à une certaine résilience, explique Jean-Luc Mongrain. Comment on vit, survit, se refait une vie, se découvre, après une expérience limite comme celle qu’ils vivent. Souvent, tout le monde tourne les yeux vers les agresseurs ; le système policier, les enquêteurs, les systèmes de justice, de réinsertion, de réhabilitation, mais qui s’occupe des victimes? Très peu. Qui leur donne une voix? Très peu.»

Claude Poirier, lui, raconte ses souvenirs professionnels les plus marquants dans Claude Poirier : secrets judiciaires (lundi, 22h et 22h30, dès le 24 août). Ceux qui aiment le franc-parler du célèbre journaliste seront servis, puisque les 20 épisodes de 30 minutes se basent véritablement sur les récits de ce dernier. Claude Poirier nous fera ainsi revivre à sa façon quelques manchettes qui sont passées à l’histoire, et dans lesquelles il a été impliqué, comme celles concernant Frank Cotroni, Jacques Mesrine, Lucien Rivard, Cédrika Provencher, Maurice «Mom» Boucher et Richard Blass.

Stéphane Gendron, pour sa part, fera son entrée sur la chaîne à l’hiver 2016. À Justice 360, il accordera chaque semaine une heure à un sujet du domaine judiciaire (crime organisé, non-responsabilité criminelle, attaques terroristes, violence domestique, vie carcérale, crimes sexuels, etc) et le traitera sous de multiples facettes. Ses entretiens se dérouleront dans différents contextes ; par exemple, le segment final s’apparentera en tous points à un interrogatoire de police, dépourvu ou pas d’empathie.

«On décortique chaque thème en différents aspects, indique Stéphane Gendron. Moi, ce que j’aime le plus, c’est le côté humain. On va rencontrer des victimes, des gens qui se sont réhabilités, des prisonniers, des terroristes, des chefs de gangs de rues. On parle, et il y a quelque chose de human qui ressort de ça, au-delà du livre de droit.»

Pour cœurs solides

Parmi les autres ajouts à surveiller à la grille d’Investigation, signalons Redrum (lundi, 18h, dès le 24 août), qui proposera des reconstitutions minutieuses de scènes sordides, en commençant par le méfait lui-même, et en nous entraînant parfois sur de fausses pistes.

Beautés fatales (lundi, 20h, dès le 24 août) relatera l’enfer vécu par des mannequins qui rêvaient de gloire. Certaines ont eu soif de pouvoir jusqu’à devenir elles-mêmes des criminelles, tandis que d’autres ont connu une fin atroce. On parlera notamment de l’assassinat de Lisa Davis, et de la jeune Égyptienne Omaima Aree Nelson, qui a castré et décapité son mari.

Cambriolages à l’anglaise (mardi, 19h, dès le 25 août) présentera six vols célèbres commis en Grande-Bretagne entre 1963 et 2006, tandis qu’Eaux troubles (dimanche, 20h, dès le 30 août) détaillera comment les marécages et autres cours d’eau peuvent être l’endroit parfait pour camoufler un meurtre. Traqueurs détraqués (lundi, 20h, dès le 14 septembre) pose sa loupe sur des personnes dont l’affection pour un proche a tourné à l’obsession, puis à l’irréparable, alors que Programmés pour tuer (vendredi, 20h, le 25 septembre) est un documentaire unique dans lequel l’hypnothérapeute Tom Silver et son équipe de scientifiques mènent une expérience dans le but de découvrir si des gens ordinaires peuvent être transformés en tueurs. Pour ce faire, ils laveront le cerveau de 185 citoyens respectueux des lois et tenteront de répondre à la question : est-il possible de manipuler le cerveau humain?

Enfin, en fiction, on s’attachera peut-être au consultant Ray Donovan (vendredi, 21h, dès le 11 septembre), qui résout les problèmes des personnalités les plus puissantes de Los Angeles, et aux policiers de Sur écoute (dimanche, 22h, dès le 30 août). Revendeurs de drogues et autres bandits de Baltimore devront faire gaffe dans ce thriller signé David Simon.

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