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Candidature olympique pour les Jeux de 2024: Toronto hésite

Alors que Toronto a jusqu'à la mi-septembre pour présenter sa candidature pour les Jeux olympiques de 2024, il n'est pas clair si une majorité de conseillers municipaux appuierait un tel projet.

Un texte de Michel Bolduc

Le président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, a dit que la balle était dans le camp de la Ville.

De son côté, le président du comité organisateur des Jeux panaméricains, David Peterson, pense que Toronto pourrait se servir des Panam comme tremplin pour les Olympiques.

Toutefois, nombre de conseillers s'opposent à l'idée ou ont des doutes. Radio-Canada a sondé les 44 échevins torontois. Parmi les 20 répondants, 9 étaient en faveur d'une candidature olympique, 5, contre et 6, indécis.

« [Les Olympiques] amènent beaucoup d'infrastructures, mais au bout du compte, on est coincés avec la facture. Montréal paie encore pour les Jeux de 1976. »

Jim Karygiannis, conseiller municipal

De son côté, le conseiller Michael Thompson pense qu'il ne reste pas assez de temps pour étudier la question avant la mi-septembre, mais que « la possibilité existe pour d'autres JO ».

Sa collègue Shelley Carroll affirme, elle, que Toronto devrait plutôt continuer à étudier la faisabilité d'une candidature pour l'Exposition universelle de 2025.

Le maire est muet

De son côté, le maire John Tory refuse de commenter avant la fin des Jeux panam dimanche, affirmant que ce serait « conjectural ».

Son maire adjoint Denzil Minnan-Wong, lui, ne cache pas ses intentions.

« Je serais en faveur d'une candidature [olympique], si le financement adéquat est en place. »

Denzil Minnan-Wong, maire adjoint

Un dossier de candidature pourrait coûter 50 millions de dollars. Par ailleurs, Toronto devrait obtenir l'appui des gouvernements provincial et fédéral.

Néanmoins, le maire adjoint précise que le Comité international olympique a assoupli ses règles pour rendre les JO plus abordables, en matière d'installations, notamment. Selon lui, la métropole canadienne pourrait former des partenariats avec d'autres villes, comme c'est le cas pour les Panam, dont les épreuves ont lieu un peu partout dans les régions de Toronto et de Hamilton.

Adversaires

Paris, Boston, Rome, Hambourg et Budapest sont déjà en lice pour 2024.

Toutefois, selon nombre d'observateurs, la conjoncture est bonne pour Toronto, parce que les JO d'été précédents, en 2020, auront lieu à Tokyo, au Japon. La tradition d'alternance entre l'est et l'ouest du monde ferait donc en sorte que ce serait au tour de l'Amérique d'accueillir les Olympiques en 2024.

Par ailleurs, la candidature de Boston a été critiquée pour son manque de détails, notamment. Cela dit, il reste à voir si Toronto pourrait faire mieux en un mois et demi.

L'ancien premier ministre ontarien David Peterson croit que Toronto « a une chance ». Il ajoute plusieurs membres du Comité olympique l'ont incité à déposer une candidature. Pour sa part, le Comité olympique canadien refuse de commenter avant la fin des Panam.

La 3e serait la bonne?

La Ville Reine a présenté, en vain, sa candidature à deux reprises dans le passé pour les JO. La métropole canadienne a perdu contre Atlanta pour les Jeux de 1996 et Pékin, pour ceux de 2008. À l'époque, l'ex-maire Mel Lastman avait soulevé la controverse en déclarant qu'il ne voulait pas aller au Kenya pour faire la promotion de la candidature de Toronto, parce qu'il craignait de finir dans la marmite de cannibales.

Avec la collaboration de Lyne-Françoise Pelletier

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