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Dernière accusation contre Jian Ghomeshi retirée; il s'excuse (VIDÉO)

L'ex-animateur de radio de CBC Jian Ghomeshi s'est excusé en cour ce matin auprès d'une ancienne collègue en disant qu'il avait « dépassé les bornes », sans admettre de crime, après le retrait de la dernière accusation d'agression sexuelle contre lui.

La plaignante, qui peut maintenant être identifiée, s'appelle Kathryn Borel. Elle est une ex-employée à son émission Q.

Le procès pour cette affaire devait commencer le 6 juin. Mme Borel alléguait qu'il avait simulé un acte sexuel en se plaçant derrière elle au bureau en 2008, en plus de mois de harcèlement sexuel au travail.

Lorsque [la Couronne] m'a dit que la défense présenterait des excuses, j'étais prête à laisser tomber le procès, parce que ça me semblait être ce qui mènerait le plus directement à la vérité.

Kathryn Borel, plaignante

Ghomeshi accepte de ne pas entrer en contact avec elle et se soumet à une ordonnance de ne pas troubler l'ordre public durant 12 mois. Il ne pourra pas par ailleurs posséder une arme à feu. La Couronne ajoute qu'il est vu par un thérapeute depuis 18 mois.

CBC s'excuse

« Ce que Mme Borel a vécu au travail n'aurait jamais dû se produire et nous nous en excusons sincèrement », dit le porte-parole de CBC Chuck Thompson dans une déclaration écrite.

CBC « maintient » le congédiement de Ghomeshi, malgré son acquittement en mars et l'abandon du dernier chef d'accusation contre lui, aujourd'hui.

La société publique dit par ailleurs avoir fait « beaucoup de progrès » depuis le rapport Rubin sur l'affaire Ghomeshi. CBC a notamment soumis son personnel de gestion et des ressources humaines à de la formation.

Pour sa part, le ministère de la Procureure générale a « pleine confiance dans la manière dont les procureurs de la Couronne se sont acquittés de leurs responsabilités dans ce cas ».

Acquitté des autres accusations

Jian Ghomeshi avait été acquitté en mars dernier de quatre accusations d'agression sexuelle et d'une d'avoir vaincu la résistance d'une personne par l'étouffement. Ces allégations venaient de trois plaignantes et remontaient à 2002 et 2003.

Des militants s'étaient alors dits déçus du verdict et avaient manifesté à la sortie du tribunal en criant : « Nous croyons les survivantes! »

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