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«La théorie du K.O.» à Radio-Canada: de la lutte et des hommes (PHOTOS)

Courtoisie ICI Radio-Canada

Il y aura des scènes de lutte enlevantes dans La théorie du K.O., nouvelle comédie d’ICI Radio-Canada Télé qu’on découvrira à l’automne, mettant en vedette Rémi-Pierre Paquin et Michel Côté. Des combats violents, bruyants, qui captiveront les petits garçons d’hier qui avaient pour idoles Hulk Hogan, Macho Man, The Ultimate Warrior et André The Giant.

Invités sur le plateau de tournage, dans un bâtiment de Montréal Nord arrangé en véritable spectacle de lutte, avec ring au milieu et estrades autour, à la mi-juillet, les médias ont eu un aperçu des joutes qui attendent les téléspectateurs. Et ça va brasser! Le public improvisé a assisté pour l’occasion à une leçon en règle de «Sugar Crisp» (Alexandre Goyette) administrée à Carl Hébert (Rémi-Pierre Paquin), sous l’œil attentif de Guy, alias le promoteur-philosophe-boulechiteux (Gildor Roy). Ça cognait, ça s’envoyait valser par terre, ça hurlait… Bref, on ne faisait pas dans la dentelle.

Mais, que la gent féminine se rassure, les cœurs sensibles prendront aussi plaisir à découvrir cet univers imaginé par l’auteur Martin Forget et mis en images par le réalisateur Stéphane Lapointe. En fait, la direction d’ICI Radio-Canada compare La théorie du K.O. à la franchise Les boys. Même si le sport demeure l’enjeu central de la série, ce sont surtout les relations humaines qui en tissent la trame. On verra autant, sinon plus, les lutteurs dans le vestiaire, où ils échangeront et apprendront les uns des autres, qu’on les regardera brandir leurs poings. On estime que les duels dans l’arène représentent environ 10% du contenu des 12 épisodes de la première saison, d’une durée de 30 minutes chacun.

Traverser un deuil

Dans La théorie du K.O., Carl Hébert (Rémi-Pierre Paquin) est un peu désabusé et cherche un sens à sa vie. Sa conjointe vient de mourir et il doit apprendre à élever seul ses deux enfants, une adolescente au fort caractère (Ludivine Reding) et un petit garçon au tempérament plus intellectuel que physique (Elliot Miville-Deschênes). Son boulot de commis de bureau ne le satisfait pas réellement. Problèmes financiers, manque d’estime de lui-même, poids de plus en plus lourd des responsabilités qui s’accumulent sur ses épaules: le quotidien n’est pas rose pour Carl. Et, pour ajouter à ce sombre tableau, son père, Carol (Michel Côté), un ex-militaire bourru et antipathique, décide de venir habiter avec lui. Ou, plutôt, d’élire domicile dans un bateau stationné dans sa cour! Carl ne peut ainsi plus esquiver les constantes critiques de son paternel.

Pour fuir ses problèmes, le jeune quadragénaire se réfugie dans la lutte, où il encaissera des coups dans le ring comme il le fait dans la vie. Or, devant les spectateurs, il se relève et devient peu à peu un héros. Et les doses de confiance acquises dans ce loisir l’outilleront et l’aideront à surmonter ses écueils. Il finira même par rencontrer une jeune femme (Marie-Soleil Dion), qui apportera un peu de lumière dans sa noirceur. Bref, le jeune veuf se reconstruira, une étape à la fois, après son deuil, et c’est là le cœur de La théorie du K.O.

Rapports père-fils

On suivra évidemment de très près l’évolution des rapports entre Carl et son père Carol dans La théorie du K.O.; c’est là l’un des fondements de l’intrigue, dans une structure familiale où les femmes sont absentes (on comprendra plus tard où est la mère de Carl). Les deux hommes se disputeront d’ailleurs l’admiration du garçon de Carl, qui éprouve des problèmes de comportement en réponse aux angoisses de son papa.

«Carol est très dur et exigeant avec son fils, raconte Michel Côté. Il le trouve moumoune! Mais, au fond, c’est un raté. Il joue au dur, mais il est gardien de sécurité, parce qu’il a été retranché de l’armée et il n’a pas une cenne! Il a des valeurs, mais il n’a pas le tour de les transmettre.»

«On sent malgré tout qu’il aime Carl, continue l’acteur. Mais il ne le lui dit pas. C’est un homme d’une autre époque! Mon père était un peu comme ça. Il nous adorait, mais je ne me souviens pas l’avoir entendu nous dire qu’il nous aimait. On verra le côté plus tendre de Carol avec ses petits-enfants. Il est très présent dans son rôle de grand-père et il est fin avec eux… même s’il passe des commentaires désobligeants sur leur éducation!»

De son côté, Rémi-Pierre Paquin relève plusieurs défis d’envergure avec La théorie du K.O. Le comédien n’avait jamais tenu un rôle d’une telle importance à la télévision – sur les 36 jours de tournage, sa présence était requise pour 34 d’entre eux –, il a dû se prêter pour les besoins de la cause à des moments de très grande émotion, ce qu’on l’a rarement vu jouer, puis, il lui a fallu s’astreindre à un entraînement physique rigoureux pour pouvoir se glisser dans les habits de son alter ego lutteur, en plus de suivre un régime très strict.

«Il a fallu que je prenne de la masse et que je perde du poids, spécifie Rémi-Pierre. J’ai arrêté de boire de la bière, et j’ai dû manger beaucoup de viande. Mais, la première fois que je suis allé aux répétitions, j’avais huit ans! C’était comme un rêve de petit gars. Quand tu es jeune et que tu veux devenir acteur, tu vois des films d’action dans ta tête. C’est un mandat très physique et, en plus, je trippais sur la lutte!»

La mise en boîte de la première saison de La théorie du K.O. s’est étalée sur neuf semaines, à Montréal et à Saint-Basile-le-Grand, où on a enregistré les scènes se déroulant à la maison de Carl.

La théorie du K.O. prendra son envol dès septembre à ICI Radio-Canada Télé. Cette production de Denise Robert, Guillaume Lespérance et Louise Gendron devrait être logée dans la case-horaire du mercredi, à 21h30, tout de suite après Les pêcheurs, mais tout est encore sujet à changement.

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