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Le peintre et sculpteur Marcel Barbeau est mort

Le peintre et sculpteur Marcel Barbeau est mort
Martin Lipman/Conseil des Arts du Canada

Le peintre et sculpteur Marcel Barbeau, un des signataires du manifeste du Refus global, est mort samedi à l'âge de 90 ans. L'artiste, qui a signé plus de 4000 œuvres, a été un pionnier de l'art abstrait au Canada, en constante recherche et évolution. Il laisse une oeuvre abondante, diversifiée, témoin de son époque.

Marcel Barbeau avait tout de l'artiste tourmenté, angoissé, au parcours personnel difficile. La création était pour lui sa raison de vivre.

Élève de Borduas, il fait partie du groupe des Automatistes qui cosignent le manifeste du Refus global, publié le 9 août 1948. Ces jeunes artistes sont en rupture avec l'art académique de l'époque, mais aussi avec la société.

Il initie les premières expériences d'expressionnisme abstrait au pays, mettant la spontanéité au service de l'imagination. De cette période datent des tableaux assez sombres, dont le plus célèbre est le Château d'Argol.

Mais éternel rebelle, Marcel Barbeau s'éloigne rapidement des Automatistes.

Dans les années 60 et 70, il s'installe tour à tour à Paris, New York et en Californie, participant à tous les grands courants artistiques de l'époque. Artiste frénétique, adepte de l'expérimentation, il fait aussi de la performance, combinant musique et peinture en direct, et prêtant ses sculptures à des expériences musicales.

Car il a aussi été un grand sculpteur, donnant à des matériaux lourds comme les métaux mouvement et légèreté.

Puis, le peintre lyrique qu'il a toujours été revient aux taches et à la couleur, cette fois à la manière impressionniste, aux tons pastel.

Pendant les années 90, Marcel Barbeau retourne vivre en France, qui lui avait accordé un studio d'artiste en résidence.

Il a beaucoup exposé au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ses oeuvres font partie des collections de grands musées au Canada et à l'étranger.

Revenu vivre au Québec, il a continué de peindre, jusqu'à la fin.

En 1998, sa fille, la cinéaste Manon Barbeau signe le documentaire Les enfants du Refus global. Elle remet en question le choix de certains signataires, dont son père, qui ont privilégié leur art au détriment de leurs enfants.

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