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Le Prix Nobel Elbaradei poursuivi pour avoir quitté le gouvernement égyptien

Le Prix Nobel Elbaradei poursuivi pour avoir quitté le gouvernement égyptien

Mohamed Elbaradei, lauréat du prix Nobel de la paix, sera poursuivi en justice pour avoir quitté son poste de vice-président égyptien, ce qui constituerait une « rupture de confiance », selon la poursuite.

Le 14 août dernier, Mohamed Elbaradei avait démissionné, disant avoir de la difficulté à cautionner le bain de sang qui a résulté des affrontements entre l'armée et les pro-Morsi.

Déposée par un professeur de droit de l'université d'Hélouan, le Pr Sayyed AteeqLa plainte, la plainte sera instruite le 19 septembre devant un tribunal du Caire, ont indiqué des sources judiciaires mardi.

Ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et coleader du Front de salut national (FSN), ElBaradei était la personnalité libérale la plus en vue à soutenir le renversement, le 3 juillet par l'armée, du président Mohamed Morsi. Il jouit d'un certain prestige dans les chancelleries occidentales, et sa nomination au sein du nouveau gouvernement égyptien agissait comme une caution pour les nouveaux maîtres du pays.

La tête des Frères musulmans visée par la police

Quelques heures après l'arrestation au Caire du guide suprême des Frères musulmans en Égypte, Mohamed Badie, la confrérie islamiste a nommé un chef par intérim.

Mahmoud Ezzat, un des adjoints de M. Badie au sein de l'exécutif de la confrérie du président islamiste déchu Mohamed Morsi, assumera les fonctions de guide suprême sur une base temporaire, ont annoncé les Frères musulmans sur leur site Internet.

Mohamed Badie, 70 ans, a été appréhendé tôt mardi matin avec deux autres hauts dirigeants du mouvement dans un appartement du quartier de Nasr City, tout près de la place Rabia al-Adawiya, où plus de 280 partisans de M. Morsi ont été tués mercredi.

Des médias locaux ont diffusé des images du guide prostré sur un canapé, les mains croisées sur ses genoux, alors qu'un homme armé d'un fusil se tient debout à côté de lui. Il sera jugé pour son présumé rôle dans la mort de huit personnes survenue à l'extérieur du quartier général des Frères musulmans au Caire en juin.

Son arrestation s'ajoute à celle de centaines d'autres membres du mouvement islamiste engagé depuis près d'une semaine dans une épreuve de force sanglante avec les forces de l'ordre, qui a tué près de 900 personnes, essentiellement des partisans de Mohamed Morsi, dont le fils de Badie, Ammar.

Un journaliste égyptien tué

Les forces de sécurité égyptiennes ont tué lundi un journaliste du quotidien officiel Al-Ahram en ouvrant le feu sur une voiture. Elles pensaient que le conducteur du véhicule cherchait à éviter un barrage routier établi pendant le couvre-feu, a annoncé l'armée dans un communiqué.

Tamer Abdel Raouf, chef du bureau d'Al-Ahram dans la province de Bouhayra, a été mortellement atteint, tandis qu'un de ses collègues du journal officiel Al-Gomhoureya a été blessé. Les journalistes ne sont pas tenus de respecter le couvre-feu décrété la semaine dernière par les autorités.

Inquiétude à l'ONU

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme veut envoyer des observateurs pour évaluer la situation sur le terrain en Égypte, a affirmé mardi une porte-parole à Genève.

« Nous restons alarmés par la poursuite de la violence en Égypte, a-t-elle déclaré. Les décès dans la nuit de dimanche de 36 détenus aux mains de la police sont très préoccupants et doivent faire l'objet d'une enquête complète. »

L'ONU a aussi dénoncé l'embuscade contre un minibus de policiers, lundi, dans la péninsule égyptienne du Sinaï, qui a abouti à la mort de 25 policiers.

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