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Débat bilingue du Parti conservateur: une première pour Kevin O'Leary

BOSTON, MA - DECEMBER 08: Investor Kevin O'Leary speaks onstage during the Massachusetts Conference for Women at Boston Convention & Exhibition Center on December 8, 2016 in Boston, Massachusetts. (Photo by Marla Aufmuth/Getty Images for Massachusetts Conference for Women)
BOSTON, MA - DECEMBER 08: Investor Kevin O'Leary speaks onstage during the Massachusetts Conference for Women at Boston Convention & Exhibition Center on December 8, 2016 in Boston, Massachusetts. (Photo by Marla Aufmuth/Getty Images for Massachusetts Conference for Women)

Les principaux candidats à la direction du Parti conservateur ont croisé le fer, lundi soir, à Pointe-Claire, dans l'ouest de l'île de Montréal.

Les projecteurs étaient tournés sur le candidat Kevin O'Leary, qui n'avait pas participé au premier débat en français. Dans son allocution au début de la joute, M. O'Leary a tenté de rappeler à ses "amis québécois" ses racines dans la province - il est né à Montréal, son fils étudie à McGill et il a une entreprise dans la métropole.

L'homme d'affaires a d'ailleurs tenté de définir "son" Parti conservateur comme un parti ouvert à toutes les cultures, qui appuie la communauté LGBTQ, le droit à l'avortement et la légalisation de la marijuana - ce qui lui a attiré les foudres de la députée Kellie Leitch.

Mme Leitch dit qu'il y a une nette différence entre certains candidats "libéraux", et les autres, les vrais conservateurs, dont elle fait partie.

Steven Blaney, ex-ministre de la Sécurité publique, a affirmé qu'il était en désaccord avec la légalisation de la marijuana, mais il s'est montré ouvert à avoir une "conversation responsable" sur le sujet, ce qui lui a valu des huées de la foule.

Les candidats ont aussi été questionnés sur l'équilibre budgétaire et les valeurs conservatrices.

D'aucuns ont souligné l'importance d'équilibrer le budget, mais l'ex-ministre Lisa Raitt a tenu à dire qu'elle ne le ferait pas "sur le dos de personnes qui travaillent fort".

L'ex-ministre Chris Alexander a aussi affirmé qu'il était nécessaire de faire des choix budgétaires, tout en continuant à subventionner certains secteurs. Il a cité l'exemple de Bombardier, qui a reçu un prêt du gouvernement fédéral au grand dam de certains conservateurs, dont Maxime Bernier.

Les deux candidats québécois, MM. Bernier et Blaney, se sont par ailleurs affrontés sur la gestion de l'offre. M. Bernier, qui s'oppose farouchement à ce système, a été chaudement applaudi après avoir critiqué la position de M. Blaney, qui veut conserver la gestion de l'offre.

Onze des quatorze candidats conservateurs participaient au débat. Brad Trost et Pierre Lemieux étaient dans la salle, mais ils n'étaient pas sur scène avec leurs collègues. Le candidat Deepak Obhrai n'a pas pu être des leurs.

Le débat, qui devait se dérouler dans les deux langues, s'est passé en bonne partie en anglais. Il faut dire que le modérateur, Beryl Wajsman - l'éditeur de l'hebdomadaire montréalais "The Suburban" -, avait prévenu les candidats qu'ils n'étaient pas obligés de parler en français.

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