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Les opposants au projet de sentier communautaire à Chelsea ne s’avouent pas vaincus

Les opposants au projet de sentier communautaire à Chelsea entendent poursuivre la bataille malgré un jugement de la Cour supérieure du Québec, rendu vendredi dernier, qui donne à la Municipalité le feu vert pour commencer les travaux sur son chemin de fer abandonné.

La décision de la juge Suzanne Tessier statue que la Municipalité, située en Outaouais, pourra niveler le sol de 10 cm, après avoir enlevé les rails. Pour la mairesse de Chelsea, Caryl Green, le jugement représente une victoire pour l’administration municipale qui souhaite faire un sentier communautaire pour les piétons et les cyclistes sur l’ancien tronçon du chemin de fer.

« Le conseil est d’accord d’aller de l’avant avec l’enlèvement des rails et des dormants. On a octroyé le contrat et [la compagnie PNR] devrait commencer les travaux la semaine prochaine », a affirmé Mme Green.

Or, pour certains citoyens la décision de la juge Tessier représente un revers.

Tim Kehoe, président de l’association pour la préservation des communautés de Chelsea, estime qu’environ 200 résidents de Chelsea s’opposent au projet principalement en raison des risques environnementaux.

« La contamination est contrôlée, parce qu’elle se situe là, mais quand on fait le démantèlement [on perturbe] tout le sol. Il y a une possibilité pour un rejet d’émissions dans l’environnement, l’eau, l’air, les terrains et des risques pour les propriétés des personnes », a déclaré M. Kehoe.

Une évaluation environnementale est en cours et des citoyens auraient préféré que la Municipalité attende les résultats avant d’aller de l’avant avec le projet.

Les opposants doivent se rencontrer prochainement pour établir un plan d’action afin de tenter de bloquer le projet.

« On a toute sorte d’options, les options politiques, de communication et légales », a expliqué M. Kehoe.

La mairesse de Chelsea se veut dissiper les doutes des opposants.

« Les études sont presque finies et le résultat est déjà communiqué entre la compagnie qui fait l’étude environnementale et la compagnie qui fait le démantèlement », a déclaré Mme Green.

Si tout se passe comme prévu, les travaux de démantèlement seront terminés dans environ deux mois. La Municipalité consultera ensuite les citoyens pour décider de la meilleure façon d’aménager le sentier.

D’après un reportage de Roxane Léouzon

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