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Elle sauve du recyclage plus de 200 lettres d'amour de la Seconde Guerre mondiale

«Il me semble que c’est plus que mon sang que je perds. Ma petite Aimée, tu ne peux t’imaginer comme j’ai un cafard d’être ici.»
Les 200 lettres d'amour retrouvées dans la déchetterie
Les 200 lettres d'amour retrouvées dans la déchetterie

Des milliers de lettres d’amour sauvées in extremis. Ce mercredi 2 décembre, Cécile, une juriste en droit de l’environnement qui travaillait ce jour-là dans la déchetterie de Saint-Jean-d’Angély en France (l’équivalent d’un écocentre au Québec), a découvert 200 lettres d’amour datant de la Seconde Guerre mondiale, a rapporté France Bleu ce jeudi.

Les lettres étaient destinées à la même personne, Aimée, habitante de Loubillé dans les Deux Sèvres, toujours d’après la radio locale. Elles ont été retrouvées dans un carton que venait de déposer un homme. «Les courriers étaient enfouis sous des dizaines de journaux des années 60 et 70», a raconté l’autrice de la découverte à France Bleu.

Il s’en est suivi une quête sur les réseaux sociaux pour retrouver les traces d’Aimée. «Je travaille en déchetterie et un homme est venu nous apporter un carton rempli de lettres adressées à une certaine Aimée Randonnet. Aidez-moi à retrouver ses enfants/petits-enfants. Je ne veux pas que ça parte à la poubelle», a-t-elle écrit sur Twitter.

Le message partagé plus de 20 000 fois a permis de retrouver la famille de la célèbre Aimée. Si la destinataire des lettres est décédée en 2014 à Niort, dans les Deux-Sèvres, à l’âge de 86 ans, son petit neveu Jean-Christophe Popinot s’est, lui, manifesté sur Twitter. «Bonjour, je suis le petit neveu de Aimée Randonnet. Merci pour notre famille. Aimée avait 2 filles, l’une est décédée, l’autre en encore vivante. Je l’ai contacté, elle attend votre appel demain!», a-t-il répondu.

Et d’expliquer que la maison de son arrière-grand-mère avait été vendue il y a peu et qu’un carton avait dû être oublié sur place. Le nouveau propriétaire a vidé le grenier et tout amené à la déchetterie, selon lui.

Sa dernière descendante, Claudine, 65 ans, la fille d’Aimée, s’est également montrée très surprise. «C’est presque un choc! J’étais loin de m’imaginer cela, après tant de temps, c’est intéressant de voir l’écriture et les sentiments des parents», a-t-elle réagi auprès de France Bleu.

D’après elle, les lettres ont été écrites par Pierre, son futur mari, parti au front entre 1939 et 1945. «À la fin d’une lettre, il lui dit “il me semble que c’est plus que mon sang que je perds. Ma petite Aimée, tu ne peux t’imaginer comme j’ai un cafard d’être ici.” Je trouve ça très fort», a-t-elle conclu.

Ce texte a été publié originalement sur le HuffPost France.

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