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Martin Ouellet dénonce le manque d'information sur le remplissage du réservoir Manicouagan

Le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, déplore qu'Hydro-Québec n'ait pas tenu compte des villégiateurs et des organismes présents dans ce secteur, dans sa décision de remplir le réservoir Manicouagan. Il estime que la société d'État n'a pas informé correctement les utilisateurs du territoire.

Un texte de Diana Gonzalez

«On a l’impression d’avoir été pris de court pour une décision qui peut être explicable pour des enjeux économiques.»

- Martin Ouellet, député du Parti québécois dans René-Lévesque

La société d'État a commencé à remplir le réservoir Manicouagan pour atteindre son plus haut niveau depuis le début des années 1980, en invoquant une demande plus faible en hydroélectricité et des conditions météorologiques favorables.

Martin Ouellet mentionne qu'il a été informé de cette situation par des villégiateurs, qui ont constaté une augmentation du niveau d'eau sur leur terrain.

«Je comprends la décision de la société d’État de vouloir augmenter la capacité de son barrage. C’est bon pour le Québec de recharger les batteries. La question que je me pose, quand on a pris cette décision-là et de quelle façon on a informé la population sur les conséquences.»

- Martin Ouellet, député du Parti québécois dans René-Lévesque

Le député péquiste ajoute qu'Hydro-Québec a présenté sa planification stratégique le 20 septembre, lors d'une commission parlementaire. « Mais on ne nous parle pas d'augmenter le niveau des barrages ni de l'impact que ça aurait », ajoute-t-il.

« Il y a quelqu'un au siège social qui a trouvé que c'est une bonne chose d'augmenter le niveau, mais il ne s'est pas posé la question sur ce qui s'est passé sur le territoire depuis 1980. On a vu apparaître des villégiateurs, on a une station de recherche Uapishka. Le territoire a été aménagé par d'autres utilisateurs, les Premières Nations aussi ».

Certains baux de villégiature délivrés récemment comprennent une clause qui avertit les locataires dont les terrains pourraient être inondés.

Par ailleurs, la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka a annulé l'inauguration de sa nouvelle station de recherche située dans ce secteur, en raison de l'incertitude créée par le rehaussement du réservoir.

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