Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Négociations à venir entre Fiat-Chrysler et ses camionneurs

Des centaines de camionneurs de l'usine de Fiat-Chrysler (FCA) espèrent un revirement qui leur permettrait de conserver leur emploi. Le syndicat a jusqu'à la mi-août pour présenter à l'employeur un plan pour éviter la perte de près 300 emplois cette année.

FCA n'a pas la ferme intention d'abandonner son plan de supprimer les emplois de sa division des transports, mais elle a envoyé une lettre au syndicat samedi soir pour indiquer qu'elle était ouverte à la discussion si les dépenses du secteur étaient réduites.

« On va négocier de bonne foi et aura des solutions pour qu'il y ait le moins d'impact négatif possible sur les employés », indique le président de la section 444 d'Unifor, Dino Chiodo. Celui-ci représente les 6000 travailleurs de l'usine Chrysler à Windsor.

Le président, qui occupera un nouveau poste dans les bureaux nationaux d'Unifor dès lundi, se dit confiant par rapport aux négociations qu'il supervisera à distance.

Un comité de négociation rencontrera les représentants de FCA lundi et devra présenter des propositions pour réduire les dépenses du secteur des transports le 18 août.

Je ne veux pas commencer à négocier par les médias, mais il y a plusieurs endroits où nous pouvons sauver de l'argent. La compagnie nous a déjà fait de bonnes propositions.

Entente difficile

« Si Chrysler est venu à la conclusion qu'ils doivent faire affaire avec des firmes spécialisées pour la livraison, c'est parce qu'ils ont besoin d'abaisser les coûts de production de leurs véhicules et je ne vois pas comment le syndicat de FCA va arriver à une entente avec eux », croit le journaliste au Guide de l'auto, Marc-André Gauthier.

Il souligne que tous les producteurs automobiles tentent de réduire leurs coûts présentement et que l'automatisation ainsi que la délocalisation des usines sont de mise pour la majorité d'entre eux.

« La compagnie vend beaucoup de véhicules, cela dit à l'échelle mondiale, ce n'est pas une compagnie qui roule sur l'or. Le président de FCA, Sergio Marchionne, cherche activement un investisseur pour acheter la compagnie ou faire un partenariat », explique M. Gauthier.

Selon lui, l'entreprise abaisse ses coûts au maximum pour se rendre séduisante par rapport aux investisseurs potentiels, notamment en abolissant les emplois payants comme ceux à Windsor.

Si les négociations échouent, le syndicat n'exclut pas la possibilité d'aller en arbitrage accéléré à fin août.

Selon une lettre envoyée au syndicat par FCA il y a quelques mois, les 285 camionneurs chargés de transporter des pièces d'autos à l'usine de Windsor risquent de perdre leur emploi d'ici la fin de l'année, dont certains dès septembre.

Suggest a correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.