Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

La perche télescopique n'est plus la bienvenue au musée

Remy de la Mauviniere

La popularité grandissante des perches télescopiques (selfie sticks) a poussé des musées américains à réagir. Les établissements canadiens sont en réflexion.

Un visiteur immortalise sa sortie au musée par un autoportrait, une scène devenue aujourd'hui bien banale. Un autoportrait effectué au moyen d'une perche télescopique l'est par contre moins.

Cet outil, qui a été popularisé en Asie, fait craindre pour la sécurité des visiteurs et des œuvres. Du moins, c'est l'avis de plusieurs musées majeurs d'Amérique du Nord.

Déjà, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Hirshhorn Museum de Washington, où le Québécois Stéphane Aquin agit comme conservateur en chef, et le Museum of Fine Arts de Houston ont interdit son utilisation.

Après le sac à dos et le parapluie, la perche figurera bientôt sur la liste des objets à laisser à la consigne du musée.

Qu'en est-il des musées canadiens?

La popularité de cet outil qui permet à son utilisateur d'améliorer la composition de son autoportrait est également une préoccupation pour les musées canadiens.

Si le Musée national des beaux-arts du Québec n'a pas encore interdit la perche télescopique, l'Art Gallery of Ontario (AGO) prendra bientôt une décision à ce sujet.

Une passante utilise une perche télescopique à Times Square, à New York (AP Photo / Seth Wenig)

« Les perches télescopiques sont un phénomène nouveau, explique Caitlin Coull du service des communications de l'AGO. Elles font actuellement l'objet d'une révision interne, et tous les facteurs sont pris en considération. »

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a considéré qu'il valait mieux prévenir que guérir, en interdisant la perche télescopique dès maintenant.

« C'est assez récent et, même si ce n'est pas si fréquent, nous avons vu cela arriver et nous avons décidé de nous positionner, explique Elisabeth Butikofer, du MBAM. Comme ailleurs, nous voulons assurer la sécurité et la quiétude. Nous voyons surtout cela en période estivale, lorsqu'il y a beaucoup de touristes. »

INOLTRE SU HUFFPOST

5 expositions à surveiller cet hiver à Montréal

Suggest a correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.