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Pixmob: l'étoile québécoise des séries de la LNH et de la NBA

Sharks de San José

Même si aucune équipe canadienne n’a fait les séries de la LNH, un groupe de Québécois brillera pendant la finale de la coupe Stanley. Pixmob illuminera le domicile des Sharks demain lors du premier match de la finale de la LNH à San José. Du côté de la NBA, les deux équipes finalistes sont aussi enflammées par l’entreprise montréalaise.

«On transforme la foule en show de lumière», explique Yannick Lalonde, directeur de production pour Pixmob. En recevant un bracelet lumineux, chaque spectateur devient un pixel, grâce à des bracelets illuminés à distance avec une technologie à l’infrarouge, dit-il. Le but: créer une ambiance immersive dans la foule.

En plus de la performance sportive, toutes les équipes de sports professionnels doivent donner un bon spectacle, explique Olivier Fournier, directeur de compte chez Pixmob, qui s’apprêtait à prendre un vol pour San José. «Il ne faut pas de qu’il y ait de temps mort et que les gens s’ennuient», dit-il. C’est pourquoi, avant le match, pendant l’hymne national, lors des entractes ou après un but, Pixmob crée des effets spéciaux lumineux dans la foule au rythme de la musique.

En fait, l’entreprise veut vendre plus que des bracelets, ils vendent «l’expérience Pixmob», grâce à un service clé en main, où une équipe de trois professionnels prennent en charge tous les détails techniques de la diffusion lumineuse dans les amphithéâtres.

En termes d’investissement, les bracelets lumineux coûtent beaucoup plus cher que les serviettes ou les casquettes qui sont souvent remises lors d’un match. Mais les investissements semblent rapporter, car après y avoir goûté une fois, les équipes professionnelles en redemandent, note Olivier Fournier.

Lors de la première ronde des séries de la LNH, Pixmob a travaillé avec les Flyers de Philadelphie et Prédateurs de Nashville. Séduits par le spectacle en éliminant les Prédateurs, les Sharks de San José ont embauché Pixmob pour le reste des séries.

Le concept fait aussi boule de neige dans la NBA. Après avoir illuminé quelques matchs d’ouverture de la NBA, Pixmob a signé des contrats avec les Cavaliers de Cleveland, les Clippers de Los Angeles et les Kings de Sacramento en début de saison.

Trois autres équipes de la NBA ont aussi retenu les services de Pixmob en séries, soit les Trail Blazers de Portland, les Pacers d’Indiana et les Warriors de Golden State. «Ce sont de petits milieux, ce qui nous a permis d’avoir une très bonne croissance organique. L’an prochain, on veut dénicher des contrats avec 20 équipes dans la LNH et dans la NBA», remarque Olivier Fournier.

«L’essor du marché du sport professionnel a dépassé nos attentes pendant les séries des la NBA et de la LNH», admet David Parent, président de Pixmob, qui a triplé son chiffre d’affaires au cours de la dernière année, atteignant désormais quelques dizaines de millions de dollars.

Au cours des dernières années, l’entreprise montréalaise, qui emploie près de 80 personnes, s’est fait connaître après avoir illuminé les cérémonies d’ouverture et de fermeture des Jeux olympiques Sotchi, le spectacle de la mi-temps du Super Bowl en 2015 et plusieurs tournées d’envergure comme celle de Taylor Swift, qui a attiré plus de 2,5 millions de spectateurs.

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