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Projet Montréal réclame la suspension temporaire du chef du SPVM

Alex Norris, le porte-parole de Projet Montréal en matière de sécurité publique, a réagi aux récentes révélations de La Presse concernant la surveillance de journalistes par le SPVM.

«Les révélations de ce matin renforcent notre conviction que Philippe Pichet devrait se retirer temporairement de ses fonctions de chef du SPVM le temps que l'enquête se fasse».

Alex Norris dénonce une «contradiction claire entre ce qu'ont annoncé les autorités et ce qu'on a appris ce matin. Soit Mr Pichet a menti, soit il a perdu le contrôle de son organisation. Mais dans les deux cas, il est imputable.»

Le chef du SPVM avait pourtant assuré, plus tôt dans la semaine, qu'il n'avait pas été question de mettre des journalistes sur écoute.

«C'est très grave, c'est un manque de respect pour le principe de la liberté de presse et un manque de compréhension du rôle crucial que jouent les sources journalistiques et la nécessité de protéger la confidentialité de ces sources-là» poursuit le conseiller de la Ville.

Par ailleurs, le porte-parole de l'opposition officielle espère «davantage de transparence de la part de la Ville de Montréal avec l'ouverture d'une enquête publique indépendante sur les méthodes du SPVM pour restaurer la confiance entre le public et la police qui a été ébranlée par cette affaire».

La Presse révélait d'ailleurs samedi matin que le chroniqueur Patrick Lagacé et le journaliste Vincent Larouche avaient fait l'objet d'un mandat de la cour autorisant la police à les placer sur écoute l'été dernier alors que le SPVM avait clairement affirmé qu'il s'était contenté d'obtenir le droit de fouiller les relevés téléphoniques du chroniqueur et de le géolocaliser.

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