Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Refus de transfusion: Barrette affirme que le consentement était éclairé

QUÉBEC - Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a assuré jeudi qu'une jeune mère avait refusé en connaissance de cause une transfusion sanguine avant son décès la semaine dernière.

Éloïse Dupuis avait signé des documents et répété par la suite sa décision de refuser cette transfusion, à la suite de complications liées à son accouchement, a indiqué le ministre en point de presse.

Une enquête du coroner est en cours pour déterminer les circonstances du décès de la jeune femme de 26 ans, qui faisait partie des témoins de Jéhovah.

M. Barrette a affirmé que personne n'a entravé le travail du personnel médical au moment où des consultations de la patiente ont été nécessaires, dans un hôpital de Lévis.

Mercredi, une tante de la jeune femme a déposé une plainte à la police car elle craint que la jeune femme n'ait pas été en mesure de donner un consentement éclairé car elle était entourée de membres de sa communauté religieuse en plus d'être sous médication.

Jeudi, M. Barrette s'est défendu de prendre position malgré les enquêtes en cours qui n'ont pas encore déterminé les circonstances.

"Je vous rapporte ce que l'on m'a rapporté et je vous rapporte ce qui m'a été dit directement, a-t-il dit. Entre moi et ma source, il n'y a pas d'intermédiaire. Je ne fais que vous rapporter ce que l'on m'a dit."

M. Barrette a assuré que toutes les procédures habituelles ont permis de valider la décision de Mme Dupuis avant son accouchement.

"La personne a été rencontrée, avisée, a signé les documents nécessaires qui font en sorte que, s'il advenait une circonstance malheureuse, elle avisait à l'avance qu'elle acceptait ou non les transfusions, a-t-il dit. Même quand on fait ça, lorsqu'arrive le moment critique où la transfusion est nécessaire, on redemande, et il y a eu des redemandes à plusieurs reprises pendant la détérioration de l'état clinique de la patiente."

Voir aussi:

Les coulisses de l'Assemblée nationale

Suggest a correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.