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Régimes de retraite : la ministre Maltais privilégie la négociation

PC

La ministre du Travail Agnès Maltais ne semble pas disposée à octroyer à la Ville de Québec le pouvoir d'imposer les conventions collectives à ses employés, comme le souhaite le maire Régis Labeaume.

Questionnée à ce sujet à l'entrée du caucus péquiste jeudi matin, la ministre Maltais s'est bornée à dire que « dans ce genre de dossier, la négociation a bien meilleur goût. » Elle n'a pas voulu se prononcer davantage sur les demandes du maire Labeaume à la suite du dépôt du rapport D'Amours sur l'avenir des régimes de retraite.

Bien que Régis Labeaume constate que les experts ont « établi un diagnostic courageux et implacable » sur l'état actuel des régimes de retraite, il réclame toujours des pouvoirs légaux pour faire face aux syndicats. En entrevue à Radio-Canada jeudi, le maire Labeaume a répété que les changements nécessaires ne pourront pas être obtenus par la négociation.

« On veut faire exactement le même pouvoir que le gouvernement. Le gouvernement négocie et si les demandes des syndicats sont exagérées, il peut voter les conventions collectives. Nous dans les grandes villes, pourquoi on ne pourrait pas faire ça? », se questionne-t-il.

Le rapport D'Amours donne cinq ans aux Villes pour s'entendre avec les syndicats sur les moyens à prendre pour renflouer les déficits des régimes de retraite. Si les négociations n'ont rien donné après trois ans, les Villes pourraient imposer leurs conditions au sujet de l'indexation des cotisations, mais à certaines conditions bien précises.

La négociation demeure l'idée maîtresse du rapport D'Amours pour parvenir à une entente entre les Villes et les syndicats.

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