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Conseil national des universités: Une première proposition du gouvernement

La première ministre Pauline Marois a fait part lundi matin d'une première démarche concrète qui suivra le Sommet sur l'enseignement supérieur, présentement en cour à Montréal. Son gouvernement entend adopter une loi-cadre sur les universités, qui comprend un Conseil national des universités, destiné à encadrer la gestion des institutions d'enseignement supérieur.

Cette loi-cadre comprend quatre principaux éléments, soit la définition des principes généraux qui régissent les universités, la mise à jour des lois qui gouvernent ces établissements, la reddition de comptes et la création du Conseil national des universités (CNU).

Ce dernier point répond à une demande majeure des regroupements étudiants lors du Printemps érable, qui jugeaient que les universités sont mal gérées et que les mécanismes de surveillance sont insuffisants.

Ce CNU rappelle le Conseil des universités qui existait au Québec jusqu'en 1993.

L'organisme, s'il voit le jour, visera notamment à mieux encadrer le développement des réseaux universitaires. Au cours des dernières années, de nombreux campus satellites sont apparus au Québec. De nombreux observateurs remettent en question cette multiplication de l'offre, notamment en raison des frais engendrés et d'une diminution possible de la qualité de l'enseignement sur les campus éloignés.

Le CNU veillerait aussi à «améliorer la transparence» du réseau universitaire.

Le gouvernement Marois a annoncé qu'un chantier pour la mise en place de la loi-cadre sera mis en place au mois de mars et qu'un projet de loi sera déposé à l'Assemblée nationale à l'automne 2013. Le gouvernement péquiste, minoritaire, devra ensuite rallier suffisamment de votes de l'opposition pour en assurer l'adoption.

Réaction de la FEUQ

Pour la présidente de la FEUQ Martine Desjardins, la création d'un CNU serait une bonne nouvelle. Martine Desjardins attend toutefois de voir les détails du projet avant de crier victoire. Pour elle, l'organisme devrait avoir un pouvoir de faire des recommandations au gouvernement. Pour le moment, le projet parle plutôt d'un organisme consultatif, sans pouvoir de recommandations.

La présidente de la FEUQ souligne également que le projet ne mentionne pas la surveillance des projets immobiliers des universités. «C'est un des éléments importants que nous allons soulever», dit-elle. Certains investissements immobiliers des universités ces dernières années, dont le fiasco financier de l'îlot voyageur à l'UQAM, ont soulevé des questions sur la gestion des établissements universitaires.

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