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Katherine Levac revient sur la sortie de Julien Lacroix, et la vague de dénonciations

«On sous-estime à quel point ça peut me rendre triste. Je suis déçue, je suis amère...»
Andréanne Gauthier via Instagram/katherin_levac

Katherine Levac était de passage sur le plateau de Tout le monde en parle, ce dimanche 31 janvier, pour discuter, entre autres, de la neuvième saison de L’amour est dans le pré. Un premier mandat à titre d’animatrice qui lui a d’ailleurs valu une pluie d’éloges, et ce, aussi bien de la part du public que de la critique.

Guy A. Lepage a également voulu connaître l’opinion de l’humoriste sur la récente sortie de Julien Lacroix, qui a donné un premier signe de vie après avoir été visé, l’été dernier, par de nombreuses allégations d’agressions et d’inconduites sexuelles, notamment de la part de son ex-conjointe.

Une sortie contre laquelle s’étaient indignés plusieurs de ses collègues du milieu de l’humour, dont Rosalie Vaillancourt, et face à laquelle Sarah-Jeanne Labrosse avait su trouver les mots justes quelques semaines auparavant, sur ce même plateau.

De son côté, katherine Levac a expliqué avoir l’impression que le public s’attend à ce qu’elle ait une opinion tranchée sur le sujet. Cette dernière a d’ailleurs redirigé habilement la question vers Guy A. Lepage afin de savoir comment il avait réagi à l’affaire Éric Salvail, dont il était un bon ami.

«Quand tu apprends des choses sur des gens, tu es obligé d’en prendre acte», a aussitôt répondu l’animateur.

«On sous-estime à quel point ça peut me rendre triste. Ce sont des situations délicates. Je suis déçue, je suis amère, a ensuite confié la principale intéressée. En même temps, c’est un ménage qui avait vraiment lieu d’être et pour moi, en bout de ligne, c’est hyper positif et nécessaire ce qui s’est passé cette année.»

Pas une psychologue

Bien que Guy A. Lepage ait souligné que des humoristes masculins avaient également fait part de leur malaise et de leur indignation, Katherine Levac dit tout de même avoir l’impression que les projecteurs sont un peu trop braqués vers les femmes dans ce dossier.

«Je trouve qu’on demande beaucoup aux femmes de se prononcer là-dessus. J’ai tellement reçu de demandes d’entrevues, comparativement à Jay Du Temple ou à Arnaud Soly. Et pourtant, on fait tous partie de la même société, du même milieu», a-t-elle déclaré.

«Encore une fois, on met un peu ce fardeau-là sur les épaules des femmes, comme si on devait avoir une opinion tranchée, comme si on devait se prononcer, comme si on était le problème. Je trouve que ça envoie ça comme message, et ça me chicotte [...] Peut-être que je le ressens différemment, mais j’ai tout de même l’impression que l’attention est sur nous.»

«Je suis tannée qu’on s’attende à ce que j’aie donc bien des réponses de psychologue. Est-ce que c’est trop tôt pour son retour? Je ne sais pas, je ne suis pas sa thérapeute. Je ne l’ai pas, le chrono. Je ne sais pas quand c’est trop tôt ou pas trop tôt [...] Je pense aux victimes là-dedans. Je ne sais pas comment elles le vivent, il faut leur demander.»

Katherine Levac a terminé son entrevue en soulignant qu’elle avait réalisé rapidement qu’il y avait un problème au niveau de la culture de son milieu, lorsqu’on lui avait conseillé, à une certaine époque, de ne pas adresser la parole à Gilbert Rozon, qui était pourtant le grand manitou de Juste pour rire.

«On m’avait dit: ″Ne parle pas trop à Gilbert″. Ce que j’ai fait. Je ne sais pas à quel point ça n’avait pas de bon sens cette situation-là. Quand tu sors de l’école de l’humour, on te dit de ne pas parler à Gilbert. Parfait, tout est normal… Voyons donc. Ça n’a pas de bon sens», a-t-elle conclu.

Tout le monde en parle est diffusée le dimanche à 20h, sur les ondes d’ICI Télé.

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