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Uber ne suspendra pas ses activités, malgré sa promesse (VIDÉO)

QUÉBEC – Il y a deux semaines, Uber proposait de suspendre ses activités le temps de mettre en place un projet-pilote. Maintenant, l’entreprise annonce qu’elle n’en fera rien.

«Dans l'éventualité où le gouvernement accepterait de discuter des propositions faites aujourd'hui et de considérer certains amendements, nous annonçons que nous serions prêts à suspendre nos opérations le temps nécessaire pour mettre en place un projet-pilote», affirmait le directeur général d’Uber au Québec, Jean-Nicolas Guillemette, lors de son passage en commission parlementaire le 24 mai dernier.

L’entreprise de San Francisco était venue proposer un «compromis» afin de poursuivre ses activités au Québec. «Je pense que c’est faisable de l’inclure dans le projet de loi 100 sans retourner à la planche à dessin», avait dit Jean-Nicolas Guillemette.

Malgré, le délai de trois mois accordé à Uber mardi par le ministre des Transports, Jacques Daoust, pour mettre en place un projet-pilote, l’entreprise refuse maintenant de suspendre ses activités.

«Il a été convenu que Uber poursuivrait ses activités durant les discussions concernant le projet-pilote», écrit le porte-parole de l’entreprise à Montréal, Jean-Christophe de Le Rue.

Au cabinet du ministre Daoust, on présente les choses autrement. «Ils nous ont dit qu'ils allaient continuer à opérer, affirme l’attachée de presse du ministre dans un courriel. Nous leur avons mentionné que les lois et règlements actuels s'appliquaient.»

Le porte-parole d’Uber à Montréal n’a pas retourné nos nombreux appels.

De leurs côtés, les représentants de l’industrie du taxi se sont dits satisfaits du compromis proposé par le ministre Daoust, qui reporte de trois mois l'application de la nouvelle loi. Toutefois, ils demandent à Uber de cesser d’offrir ses services jusqu’à ce qu’une entente survienne avec Québec.

«Il faut juste rappeler qu'Uber actuellement travaille encore illégalement», a dit Benoît Jugand, porte-parole pour le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos, au cours d’un point de presse.

Avant même qu’Uber annonce la poursuite de ses activités, le porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi, Guy Chevrette, a dit souhaiter que l’entreprise démontre sa bonne foi en suspendant son service. «On va voir si Uber fera comme d’habitude et qu’il ne respectera pas sa parole», a-t-il lancé.

NOTE: La rédactrice en chef du Huffington Post, Arianna Huffington, est membre du c.a. de Uber et s’est retirée de toute décision éditoriale impliquant la couverture de cette entreprise, de l’industrie du taxi ou de l’autopartage.

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