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antisionisme

La nouvelle question juive, c'est de déterminer jusqu'où pourront aller des critiques aussi acerbes de l'État hébreu dans l'espace public. Car bien souvent, la haine inconditionnelle de cet État camoufle malheureusement une haine inconditionnelle pour le peuple qu'il abrite.
Le conflit israélo-arabe perdurera encore bien longtemps, mais il n'est pas souhaitable qu'il s'impose également chez nous. Nous n'avons pas à payer la facture des tensions séculaires d'outre-mer.
Malheureusement, le conflit entre le Hamas et Israël s'envenime. Bien que ce ne soit pas une surprise, c'est une tragédie inutile. J'ai toutefois quelques questions pour aider à contextualiser ce qui se passe.
Un certain nombre d'auteurs et de conférenciers recyclent aujourd'hui les théories du Mein Kampf de Hitler. Ainsi, la vidéo d'Alain Soral intitulée "la troisième guerre mondiale" reprend mot pour mot les discours du Sheikh Amran Hosein dont Soral est un admirateur.
Un phénomène inquiétant se déroule sous nos yeux. Une transformation radicale de la gauche, une métamorphose violente du progressisme. S'il fut un temps où la gauche ne jurait que par le vieil adage marxiste selon lequel «la religion est l'opium du peuple», force est de constater qu'elle a récemment abandonné ses aspirations laïques. Le débat entourant la Charte de la laïcité nous l'a prouvé: la gauche est dorénavant multiculturaliste.
Peut-être avez-vous vu déjà entendu parler de ce personnage franco-suisse qu'est Alain Soral et qui s'emploie à répandre sur la toile toutes sortes de propos polémiques. Compagnon de route d'un autre personnage controversé - Dieudonné - Alain Soral s'est vu banni de plusieurs tribunes médiatiques en France et il est soupçonné d'alimenter sournoisement un antisémitisme des plus primitifs. Qu'en est-il vraiment?
Il est généralement de bon ton d'être antisioniste, de critiquer Israël - la seule véritable démocratie au Moyen-Orient. Par
Trop souvent, vu d'ici, Israël est vu comme un monolithe, sans nuances, nationaliste et tout en blanc et noir. Or, l'État juif est un kaléidoscope, multicolore, traversé d'idées, de courants très différents. Et aussi, évidemment, d'opinions politiques multiples.
Le négationnisme est la tentative de nier les faits prouvés du génocide des Juifs d'Europe par les nazis. Les tenants de ce mensonge nient la Shoah en niant ses trois éléments principaux: le meurtre de 6 millions de Juifs, les chambres en gaz et l'intention des Nazis d'exterminer un peuple au complet. Une des raisons principales - sinon la raison principale - est évidemment l'antisémitisme.
Ce qui nuit à la cause palestinienne ici, chez nous, c'est la hargne de ses partisans. Leur mauvaise foi. Leur haine. Leur double standard. Leur manque de nuance. Ils ne sont pas capables d'avoir une discussion honnête, une conversation sans démoniser l'État d'Israël. Tout en défendant le nationalisme palestinien, il récuse toute légitimité au nationalisme juif (qui s'appelle le sionisme). Il n'y a pas besoin d'aller plus loin que d'aller voir les commentaires laissés après mes textes ici même, sur le Huffington Post Québec.
On peut discuter de la situation entre les Juifs et les Arabes au Proche-Orient et être en désaccord. Chacun a droit à son opinion. Chacun a le droit de se faire sa propre opinion. Mais chacun n'a pas le droit de s'inventer des faits. Et dire que les Juifs d'aujoud'hui descendent des Khazars revient à inventer des faits.
On m'accuse quelques fois, y compris dans les commentaires laissés après certains de mes textes publiés sur ce site, de ne pas accepter les critiques à l'égard d'Israël. Qu'il me soit permis de clarifier mon point de vue - que je croyais plutôt clair : Oui, il est cachère de critiquer Israël. Israël, comme toutes les organisations humaines (États, syndicats, nations, religions, gouvernements, partis politiques, institutions, etc.), n'est pas au-dessus des critiques.