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C'est dans cet état d'esprit déjà admiratif que je me suis rendue au Prospero pour voir une pièce de Nathalie Sarraute. D'emblée, je vous confirme que mon admiration n'a pas baissé d'un cran et que Pour un oui ou pour un non constitue un de ces moments de grâce comme on en voit peu où tout se conjugue pour combler les attentes du spectateur.
Pour dire la vérité, s'il y avait eu un entracte lors de cette pièce, je serais partie. Et j'aurais manqué les dernières cinq minutes du spectacle où se joue une sorte de rachat, tant pour les personnages que pour les spectateurs et ce moment-là vaut vraiment la peine.
Sophocle en a très bien parlé dans son théâtre. La Maison des Atrides de la mythologie grecque l'illustre aussi parfaitement. Et le cri du cœur d'André Gide est encore tout à fait d'actualité. Ces familles que nous haïssons mais dont nous sommes prisonniers continuent de hanter la psychanalyse, la littérature et le théâtre et, à bien y penser, ce terreau est si fertile que je me demande sur quoi on pourrait bien écrire s'il n'y avait pas le noyau familial, ce nœud de vipères où se brassent tant d'émotions.