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Simon Fieschi est un des oubliés de l'attaque de Charlie Hebdo, car on a très peu parlé des blessés de cette tragédie.
Je m'appelle Godia et j'ai onze ans. Aujourd'hui, j'ai décidé de t'écrire même si mes parents m'ont dit que tu ne lis pas de lettres. Je ne sais pas si c'est vrai, mais j'ai envie de te dire ce qui me fait mal.
Comme une grande partie de mes concitoyens, je me souviendrai de ce que je faisais lorsque j'ai appris qu'une partie de l'équipe de Charlie Hebdo avait été assassinée de sang-froid par des individus cherchant à «venger le prophète». Qu'est-il arrivé au «Pays des Lumières»?
L'information diffuse une apocalypse locale vers le monde entier. Le sentiment d'horreur et d'effroi est propagé à l'infini.
Notre monde contemporain est schizophrène.
Des amis sont morts. Des signatures familières ne sont plus, victimes d'une barbarie indicible. Des hommes ont été liquidés. Abattus comme des chiens, comme on n'oserait pas abattre des chiens. Un journal décapité. Pas n'importe quand: le jour de la réunion de rédaction dont les assassins étaient visiblement avertis. Et pas n'importe quel journal.