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camille laurin

Camille Laurin, «père» de la loi 101, affirmait que sans la loi 22 du docteur François Cloutier, décédé en mars dernier, il n'aurait pu faire adopter la Charte de la langue française.
Le ministère de l'Éducation n'a pas bonne réputation. On y a toujours vécu des périodes de friction. La guigne s'acharne sur ce ministère.
Protéger et promouvoir la langue française, cela ne repose pas simplement sur la vigilance, n'en déplaise au gouvernement de Philippe Couillard. Cela exige de la vision, de l'audace et de la détermination.
L'actualité des dernières semaines démontre encore une fois que le français est de plus en plus mis à mal au Québec. La solution à cette problématique est d'abord et avant tout d'ordre politique.
Nous ne le dirons jamais assez, la langue française est la pierre angulaire de l'identité nationale du Québec.
«La loi 22 est passée à l'histoire comme une pestiférée» que la société québécoise voudrait oublier. Pourtant, elle traçait les premières grandes lignes d'une véritable politique linguistique dont Camille Laurin profitera pour faire voter la loi 101.
Dans son projet de Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse, le gouvernement du Québec propose d'amender la Charte des droits et libertés de la personne afin d'y insérer la notion de «primauté du français». D'aucuns pourraient se réjouir spontanément de voir notre langue officielle, le français, faire son entrée dans la plus fondamentale de nos chartes. Ce n'est pas mon avis.
En acceptant l'invitation du Huffington Post Québec d'écrire des billets à mon propre rythme, je ne croyais pas pouvoir intervenir très souvent. À d'autres blogueurs rencontrés à la soirée inaugurale de février 2012, je disais ne pas m'attendre à trouver dans l'actualité matière à interventions très soutenues. Or, non seulement ai-je produit 12 billets en 9 mois (mi-mars à mi-décembre), mais encore ai-je dû laisser filer quelques sujets interpelant un démographe.
En affirmant que «la loi 101 n'a pas et n'a jamais eu comme objectif d'intervenir dans la vie des couples et des familles pour leur dicter la langue qui s'y parlera», M. Jean-Pierre Proulx (Le Devoir, 3 décembre 2012) ne courrait aucun risque. En effet, malgré tout l'ascendant que M. Camille Laurin, parrain de la loi 101, avait acquis sur ses collègues du gouvernement péquiste élu en 1976, jamais René Lévesque n'aurait accepté que l'on veuille «intervenir» et «dicter» quoi que ce soit, pas même à propos de la langue. Cette idée n'a jamais effleuré l'esprit de M. Laurin.
La loi 101 est aujourd'hui synonyme d'équilibre et de paix sociale, mais elle a vu le jour dans le tumulte et elle a alimenté