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constitution 1982

Ce que je propose apparaîtra sans doute à Jean-François Lisée et Véronique Hivon comme de l'inconséquence de la part d'un souverainiste, voire du pur délire.
Ne soyons pas dupes, les élections de 2018 vont se jouer, en tout ou en grande partie, sur la question constitutionnelle... Les indépendantistes ne doivent pas tomber dans le piège de laisser leurs adversaires les définir et établir les paramètres des débats.
Legault et Couillard veulent signer la Constitution de 1982, à n'importe quelle condition ou à certaines conditions, peu importe. Signer cela serait une erreur fondamentale qui découle de leur ignorance de l'histoire
Le NPD prétend que le processus non partisan de sélection des sénateurs que propose le chef libéral Justin Trudeau exigerait un amendement constitutionnel, requérant l'accord d'au moins 7 provinces représentant 50% de la population des provinces. Cette interprétation est absurde.
Il y a 32 ans aujourd'hui, la reine Élisabeth II signait la Proclamation permettant l'entrée en vigueur de la Loi constitutionnelle de 1982. Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, ce dossier n'est pas clos. À cet égard, nous avons collectivement un devoir de mémoire, lequel pourrait s'illustrer par la mise en berne de notre fleurdelisé tous les 17 avril.
Depuis l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire à Québec, je suis convaincue que le Bloc québécois représente une alternative incontournable pour les électeurs québécois en 2015, année de la prochaine élection fédérale.
Je joins donc ici ma voix à celle du constitutionnaliste Benoît Pelletier qui affirme qu'il est plus que temps de briser le tabou du dossier constitutionnel. Il faut sortir de l'impasse.
Ne dit-on pas après tout que le temps arrange les choses? Pourquoi la Cour suprême du Canada aurait-elle jeté de l'huile sur le feu en disant que son ancien juge en chef, Bora Laskin, est un petit magouilleur? Elle n'avait qu'à laisser souffler la tempête, en s'assurant de bien fermer les volets.
Le 24 mai dernier Bob Rae est intervenu sur le Huffington Post pour réagir à la publication de mon livre La Bataille de Londres. Maniant la mémoire sélective, la mauvaise foi et la provocation, le député libéral affirme plusieurs choses, qu'il convient de rectifier.
J'ai terminé depuis quelques jours la passionnante lecture du livre La bataille de Londres, de l'historien Frédéric Bastien. Dans ce genre de grande enquête historique, il arrive qu'on trouve un filon d'or. On en ressort un lingot: dans ce cas, l'extraordinaire fait que le juge en chef de la Cour suprême et un de ses collègues ont enfreint la règle de la division des pouvoirs pour aider le gouvernement Trudeau et le gouvernement britannique à réussir leur opération de rapatriement unilatéral de la constitution.