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critique theatre

C’est Alexis Martin qui incarne le personnage sans scrupule du Dr Knock, et il y prend visiblement plaisir (comme tout le reste de la solide brochette d’acteurs, d’ailleurs).
Dans la vie, on veut tous être aimés. Mais on veut aussi la célébrité, être le centre de l'attention et, en prime le retour de la jeunesse enfuie.
Il était temps que les Montréalais puissent admirer le travail d'Alonzo King.
La pièce nous sert un discours lucide, mais c'est l'ascendant qu'ils exercent sur tout adulte normalement constitué qui domine ici.
Ce tiers de la vie humaine que nous passons à dormir et dont il ne nous reste que nos rêves, lorsque nous nous en souvenons, est un très beau sujet qui a permis de révéler de vrais talents d'écriture, dignes de nos meilleurs écrivains et dramaturges.
On passe de nos classiques à nos contemporains sans qu'il ne se produise de fêlure, tout coule et s'harmonise dans un résultat combinant le trivial à la tendresse, la violence à la douceur.
Cet innovateur de génie, à l'origine du théâtre moderne, puisa dans son expérience de vie la plupart de ses thèmes.
Le texte est riche et profond et laisse en mémoire une brûlure au fer rouge.
La pièce dépeint la cruauté d'une société sans pitié où le pouvoir masculin punit le moindre écart et où les femmes se punissent elles-mêmes de par leur volonté de plaire.
L'intérêt de la pièce est que non seulement personne n'est réellement coupable des difficultés que traverse le couple, mais les deux font presque de leur mieux, se respectent, s'apprécient.