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Comment le parti de René Lévesque a-t-il pu en venir à manquer de vision à ce point? Sans compter le «moment PKP», qui fut une autre ère d'errance vers la droite.
Et si au lieu de se chercher un nouveau sauveur suite au départ de Pierre-Karl Péladeau, le PQ offrait aux Québécoises et aux Québécois tous les mécanismes dont ils ont besoin pour s'autodéterminer?
Précisons que Bernard Drainville est le onzième député à quitter son poste avant la tenue de la prochaine élection. A-t-on soulevé la même indignation au moment du départ de ses prédécesseurs?
Pas une seule fois le PQ n'a fait clairement la promotion de son option au cours des treize campagnes électorales auxquelles il a participé depuis les débuts de son existence, les dirigeants péquistes allant même jusqu'à cacher leur option comme s'il s'agissait d'une maladie honteuse.
Le prochain chef devra non seulement battre les libéraux en 2018, avec seulement deux ans devant lui, mais aussi rebâtir la confiance des Québécois envers le PQ.
Bernard Drainville a servi l'argument qu'il serait plus «utile» à la société en co-animant une émission de radio locale à Québec qu'en représentant ses électeurs de Longueuil. Voilà des propos qui ne sont pas de nature à revaloriser le rôle de député.
Chose certaine, la session parlementaire qui s'est terminée sous le bâillon à l'Assemblée nationale vendredi dernier n'aura pas été des plus édifiantes sur le plan politique.
Une majorité de militants péquistes évoque l'argument que le Québec est colonisé par le Canada, que le peuple québécois est soumis à la majorité canadienne et que la souveraineté est le seul moyen de sortie de cette grande prison qu'est le Canada! Sérieusement? Colonisé?
Jean-François Lisée n'est certes pas le favori dans cette course, il n'a également pas le charisme d'Alexandre Cloutier et n'est sûrement pas le plus populaire auprès de ses confrères et consœurs de la députation péquiste, mais il est de loin celui qui fait le plus trembler le Parti libéral et la CAQ.
Si le Parti québécois assume et défend à ce point l'indépendance, pourquoi, logiquement, prendrait-il le risque que les Québécois optent pour un fédéralisme renouvelé?