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division souverainistes

Je perçois, dans le spectre politique québécois, une tendance «religieuse». J'entends par là le fait qu'on préfère se nourrir d'illusions et d'idéologies, plutôt que d'agir avec pragmatisme. Le PLQ, ON, QS et la CAQ sont, ou sont devenus, radicaux, chacun à leur manière. Vous allez me dire que j'épargne le PQ car je suis péquiste. Je répondrai que je le suis parce que j'aime sa modération, son réalisme et sa rigueur.
La différence entre le fait d'avoir des idéaux et être un idéaliste réside dans la capacité, ou le désir, de confronter ses idées, de les passer dans le moulinet du test de réalité. Certains membres d'Option nationale et de Québec solidaire me font davantage penser à une clique d'admirateurs qu'à des membres d'un parti politique.
Les souverainistes ne semblent pas saisir l'extraordinaire opportunité offerte par le discrédit qui entache les partis fédéralistes et profiter qu'un gouvernement souverainiste soit en pouvoir à Québec. Tandis qu'ils devraient s'affairer à nourrir la fierté chez ceux désabusés par dix ans de scandales et de malgérance libérale, on les voit surtout multiplier les organisations concurrentes et s'en prendre au seul parti souverainiste capable de réaliser la souveraineté.
Le problème du PQ est le PQ lui-même. Les sondages nous démontrent l'impopularité croissante du gouvernement. Les perspectives de réélection diminuent alors que la menace d'implosion refait surface. C'est vraisemblablement à quoi sert la campagne promotionnelle pour la souveraineté: sauver les meubles.