HuffPost Canada a fermé ses portes en 2021 et ce site est maintenu en tant qu'archive en ligne. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.

droit-de-greve-etudiant

Le ministre Blais devrait rétablir l'ordre puis présenter en juin un projet de loi modifiant l'accréditation des associations étudiantes. Ce projet devrait préciser qu'une association étudiante ne peut - sous aucune considération - décréter ou encourager un boycott ou une grève.
À son tour, la candidate à la direction du Parti québécois, Martine Ouellet, propose de reconnaître le droit de grève des
Jusqu'à la remise en question par certains du consensus social, les associations étudiantes étaient les seules à qui on reconnaissait le droit de grève politique et de solidarité. Mais lorsque ce droit de grève se décide dans les tribunaux, c'est qu'il est temps de légiférer.
S'il est vrai qu'il faut réaffirmer le droit de manifester, il faut également insister sur le fait que ce droit à la la liberté d'expression, à la liberté d'association et à la liberté de circulation ne peut en aucun cas justifier que l'on brime les droits et libertés de ceux et celles qui pensent autrement.
Un encadrement législatif aurait l'avantage de garantir que les grèves étudiantes seraient déclenchées après un processus démocratique rigoureux. Une fois ce processus respecté, il n'y aurait plus d'injonctions et plus de policiers à la porte des cégeps et universités pour forcer les lignes de piquetage.
Afin que le droit de grève ou de «boycott de cours» aux étudiants soit reconnu, la la Commission de la relève de la Coalition avenir Québec juge qu'il est important de développer des moyens favorisant sa légitimité.
Lorsque Pierre Duchesne nous dit que son gouvernement n'est pas prêt à donner un droit de grève aux associations étudiantes, il agit comme un monarque d'un autre siècle qui accorde (ou non) de façon discrétionnaire une nouvelle liberté à ses sujets.