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droite gauche

Il serait bien ridicule de réduire le débat entre la gauche et la droite à la question de «plus» ou de «moins» d'État puisque la prétention de quantifier ainsi les politiques ne fait aucun sens. La réalité est qu'en général, la gauche et la droite veulent des configurations étatiques différentes.
J'ai lu votre texte sur la gauche champagne dans le Journal de Montréal. Le mépris qui traverse votre texte est symptomatique de la déliquescence des débats publics au Québec et c'est pourquoi j'ai décidé de vous répondre.
La gauche est toujours allumée par de nobles idéaux, mais très peu efficace sur le plan de la joute politique. Dans le système électoral uninominal à un tour qui est le nôtre, et qui tend à privilégier le bipartisme, les choses ne changeront pas tant qu'un des vieux partis ne disparaîtra pas.
Les trois grands partis, autant au Québec qu'au Canada, ne sont ni de gauche, ni de droite à l'exception peut-être des conservateurs depuis qu'ils sont majoritaires.
Le PLQ n'est pas un parti centre-droit, comme l'affirme Alain Dubuc. Quant à la CAQ, n'ayant pas été au pouvoir, on ne peut se fier qu'à ses promesses. Résultat, j'ai plutôt tendance à dire que nous avons élu 125 députés de quatre partis de gauche le 7 avril dernier.
Je suis passionnément Fatima, majoritairement François et minoritairement Françoise.
Jadis, sensible aux valeurs humanistes de progrès, de fraternité, de solidarité, de partage, et d'égalité, je votais pour le Parti québécois. En dépit de notre bonne éducation, ma sœur favorisait plutôt les valeurs traditionnelles fondées sur l'ordre et le mérite, le libéralisme économique et le chacun pour sa gueule. Elle votait libéral et n'écoutait, ni mon père, ni Paul Piché.
Je ne crois pas que le monde est un zero sum game. Je crois que je m'enrichis quand je partage, je sais que la solidarité me rapporte. Je suis fier de vivre au Québec pour cette raison.
Avant la laïcité, il y a plus de 200 ans, il y eut d'abord en France le laïcisme, cette véritable «religion politique» qui entendait éradiquer totalement la religion de la société.
Dehors, on se croirait un soir de Coupe du Monde : les klaxons retentissent et des immeubles descendent des hourras : le XXe arrondissement de la capitale a massivement voté à gauche. Enfin fixée sur son sort, la France heureuse est belle à voir. Faussement tranquille, je la regarde, l'envisage, la dévisage: dans quelques minutes la France à gauche sera mienne.
Certains disent que nous vivons une révolution, voire un « printemps érable ». J'ai toujours cru qu'une révolution se faisait lorsqu'une société en avait vraiment besoin; en dernier recours. Je pensais aussi que toute la société devait participer à la révolution si telle en était le cas... C'est d'ailleurs pour cette raison que je ne croyais pas en l'utilité de la grève et que j'ai cofondé le MÉSRQ. Je souhaitais que nous trouvions une autre manière de régler le défi lancé par les associations étudiantes.