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Les semaines qui se sont écoulées depuis l'élection de notre nouveau chef, Jean-François Lisée, nous auront permis d'effectuer nos premiers pas sur le chemin des victoires, le chemin qui nous mènera, d'abord, au pouvoir en 2018, puis qui conduira, en 2022, à un mandat de réaliser l'indépendance.
Même quand il promet de ne pas faire un référendum, le Parti québécois demeure un parti souverainiste. Il perd alors sur les deux fronts: on ne convainc pas les fédéralistes, bien entendu, et on décourage les indépendantistes qui vont ailleurs ou restent chez eux.
Bien non, Jean François Lisée n'est pas mon candidat, mais dois-je partir vers Québec solidaire et attendre qu'un jour peut être, ils prennent le pouvoir, ou Option nationale qui nous y mènera encore moins rapidement. Les hommes passent, la cause reste.
J'ai pris connaissance des conditions émises par Paul Saint-Pierre Plamondon pour le déclenchement d'un référendum sur l'indépendance. Je respecte sa volonté, mais sa proposition d'asseoir ce déclenchement sur une volonté populaire conséquente mène à tout sauf à l'indépendance.
C'est une décision que j'ai mûrie. Une décision rationnelle et réfléchie. Et pour ceux qui voudraient voir dans cet appui, une incohérence avec ma pensée habituelle, je réponds ceci: je reste de gauche, mais je suis indépendantiste. D'abord. Je n'y vois donc que de la cohérence.
L'indépendance peut être vue comme une fin en soi, celle de la liberté et de l'autodétermination d'un peuple. Mais l'indépendance est aussi un puissant moyen, et le temps est venu de dire comment le Parti québécois l'utilisera pour bâtir une nation plus juste et plus riche.
Le magnat de presse Pierre Karl Péladeau aura le champ libre. À moins que ses adversaires l'obligent à se positionner sur autre chose que le pays imaginaire, il semble que PKP n'ait rien à craindre.
Depuis l'électrochoc du 7 avril 2014, je me suis questionné et j'ai discuté de nos erreurs, de nos réussites et des leçons à en tirer pour la suite. J'en suis venu à la conclusion qu'un changement de cap s'imposait au Parti québécois. Le temps est venu pour le PQ de renouer avec l'audace et de proposer une approche nouvelle. Une approche mobilisatrice, bien de son époque.
Je suis sceptique quant au fait que M. Péladeau ait abandonné sa carrière d'homme d'affaires dans le seul but de réformer le Code du travail ou d'enlever du pouvoir aux syndicats. Cela ne fait pas sens. Si PKP a décidé de faire le saut en politique, c'est pour réaliser un objectif bien spécifique, un objectif que seule la participation en politique active peut réellement faire avancer, du moins par des moyens concrets.
Bon, il me semble avoir fait une faute grave. J'en suis maintenant à mon cinquième billet pour le Huffington Post Québec et malgré le fait que je me dis ouvertement indépendantiste, je n'ai pas encore pris le temps d'expliquer pourquoi je le suis. J'ai fait les choses à l'envers, mes excuses.