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finances publiques

Il semble que l'Ontario soit déterminé à ravir au Québec la palme de l'insouciance financière.
Quand on prend un peu de recul et qu'on regarde attentivement les chiffres, une évidence s'impose: il n'y a pas eu d'austérité au Québec. Je veux le répéter pour que les lecteurs s'en souviennent: il n'y a pas eu d'austérité au Québec, malgré tout ce qu'on a pu lire et entendre à ce sujet.
Nous avons, nous aussi, quelques émules du président américain. Bien sûr, ils ne sont peut-être pas sexistes ou racistes, mais ils utilisent eux aussi les faits alternatifs pour déformer la réalité.
«C'est pas assez prestigieux. Ça n'a pas d'envergure. Aller m'intéresser aux édifices du gouvernement. Voyons. Zéro intérêt.» Ce qui frappe dans cette affirmation, c'est la motivation profonde qui semble animer l'engagement politique au Parti libéral.
La semaine dernière, le ministre Carlos Leitao faisait sa mise à jour des finances publiques. On a ainsi appris qu'il avait dégagé un surplus des revenus sur les dépenses de 3,7 milliards de dollars et qu'il réinvestirait une partie du 2,2 milliards restant dans les services publics.
En 2009, la dette du secteur public québécois était, en dollars constants de 2016, de 233 G$. Au 31 mars 2016, selon les documents budgétaires, elle s'élevait à 276 G$. C'est une augmentation de presque 20 % en sept ans seulement!