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Ce qui menace le français au Québec n'est pas en soi l'augmentation de la proportion d'allophones, mais la force d'attraction disproportionnée de l'anglais. La proportion des transferts linguistiques des allophones vers le français est trop faible pour assurer sa pérennité par rapport à la langue anglaise.
Langue française et foi catholique, c'étaient, métaphoriquement, les deux jambes qui structuraient et soutenaient notre identité. Le moment est venu de renforcer notre jambe restante.
Alors que partout des pays et des peuples se battent pour que leurs langues nationales atteignent le statut qu'elles méritent, le Québec ferait le contraire s'il devait suivre les conseils de Marc Cassivi.
Pour citer René Lévesque: «Moi, j'suis écoeuré de parler de la langue. Dans une société normale, elle se parle toute seule, la langue.»
Il y a aujourd'hui quelque chose de paralysé et de paralysant dans la culture qui s'est développée autour de la défense et de la promotion du français.
Puisque j'y vis depuis 20 ans, je me permettrai d'émettre certaines réserves si, à ces futurs candidats à l'immigration, on a vanté la qualité de vie de Montréal.
L'actualité des dernières semaines démontre encore une fois que le français est de plus en plus mis à mal au Québec. La solution à cette problématique est d'abord et avant tout d'ordre politique.
Si Dead Obies, Alaclair Ensemble ou Loud Larry Ajust chantent en franglais, c'est tout simplement parce que c'est vers ce dialecte que notre langue glisse.
Durant le débat des chefs de jeudi dernier sur les ondes de TVA, Philippe Couillard a dévoilé, avec une spontanéité déconcertante, sa vision de la place du français et de l'anglais au Québec.