HuffPost Canada a fermé ses portes en 2021 et ce site est maintenu en tant qu'archive en ligne. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.

gouvernance

La réforme Barrette n'a pas changé la donne, mais a simplement mené à la création de nouvelles entités administratives sans réelle ligne de responsabilité claire.
Voici une promesse souvent entendue au cours des récentes campagnes électorales. Cependant, même si cet engagement intéresse de nombreux électeurs qui votent dans l'espoir de vivre autrement la vie politique de leur société, on ne peut pas dire que le tout s'est matérialisé comme prévu.
Les villes sont l'engin économique du 21ème siècle et une échelle de gouvernement potentiellement plus humaine et démocratique.
Je n'accepte pas l'acceptabilité sociale. C'est un concept grossier et cynique qu'on tente maladroitement de superposer à celui de légitimité politique.
Les partis, eux, continuent à rouler, à tourner, à se passer sans cesse le relais pendant ce temps. Le peuple, lui, continue à élire des élites qui l'asservissent! Piège à cons.
L'euphorie qui entoure, voire enflamme, la Grèce et l'Europe depuis dimanche soir n'est pas de nature à changer fondamentalement la donne à court terme en ce qui concerne la question de la dette grecque.
Lorsqu'il a été élu la première fois, Stephen Harper nous avait promis l'imputabilité, l'honnêteté et un gouvernement fondé sur des principes. Mais d'année en année, il nous a donné de la partisanerie et de la politique de bas étage. C'est inacceptable, il faut que ça change.
Sans nier les efforts menés au Québec et à l'international pour l'atteinte d'un partage du pouvoir entre les femmes et les hommes, je constate des résultats fort décevants.
Plut√īt de s'abreuver √† la fontaine des th√©ories courtermistes des √©conomistes et de formuler des politiques sur la base d'√©quations comptables de banquiers, le gouvernement Couillard serait bien avis√© de porter attention aux enseignements de philosophes, sociologues, g√©ographes, √©cologistes...
Maintenant, on se retrousse les manches et on fait ce que j'appelle de la pédagogie. On en parle, tout le temps, sans arrêt, et on démontre le bien-fondé de notre projet de pays.
Certains mots envahissent l'espace public sans que l'on s'en rende compte ni que l'on se m√©fie de leur port√©e v√©ritable, tant leur utilisation semble naturelle, leur sens vrai et les intentions de ceux qui les prononcent, bonnes. La ¬ęgouvernance¬Ľ est de ceux-l√†: ¬ęLa plasticit√© extr√™me du mot d√©joue le sens, et cela semble m√™me √™tre son but. On fait comme si on se comprenait au carrefour de sa vanit√© s√©mantique¬Ľ, √©crit Alain Deneault dans son dernier ouvrage, Gouvernance: Le management totalitaire. Dans cet essai aussi percutant que rigoureux, Deneault d√©construit quasi litt√©ralement une perversion du langage. Perversion d√©lib√©r√©ment introduite dans le discours public il y a une trentaine d'ann√©es
L'époque est féconde. Si nous devions hasarder une lecture de l'histoire des forces sociales ramenée à l'essentiel, nous dirions que la lutte entre possédants et possédés ou l'affrontement entre entreprenants et assistés, s'est toujours abstraite dans une opposition entre informants et informés.