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grande noirceur

Le révisionnisme à propos de Maurice Duplessis est un symptôme important de l'influence du nouveau courant conservateur québécois, s'installant depuis près d'une décennie.
Quel Québec allez-vous fêter ce week-end? Celui plus libre, dynamique, des années 1950? Ou celui interventionniste, bureaucratisé et endetté d'aujourd'hui?
Des élèves du primaire et du secondaire instruits à moitié, des finissants universitaires titulaires d'un diplôme qui ne vaut pas grand-chose...
Cinq ans. Tout a tellement changé ici. On dirait que le Québec que tu as quitté n'existe plus.
Suivez-nous sur Twitter INOLTRE SU HUFFPOST Abonnez-vous à notre page sur Facebook L'époque de la «grande noirceur» n'est
Certains bédéistes réussissent à surprendre d'un album à l'autre, quelle que soit l'intrigue, ils savent garder l'attention par l'intelligence et la richesse de leur narration. C'est le cas de Philippe Girard et de Fabien Nury qui, même si leurs méthodes narratives sont différentes, savent explorer les méandres des sociétés sclérosées à la veille de leur implosion.
Avez-vous remarqué à quel point, si les valeurs changent, certains comportements perdurent ? Prenons la bien-pensance, par exemple. C'est fou comme cette attitude semble être passée d'un extrême à l'autre au cours des quelque 50 dernières années, au point où les parias d'hier sont devenus les dames patronnesses d'aujourd'hui.
On a tous un jour été un joli petit poupon craquant et fragile. Même le pire tortionnaire, même la pire tête de linotte, même le roi des cons, le prince des ténèbres ou le caporal chef ont tous été un moment donné un petit bébé replet et mignon. C'est fou, non?
La chef péquiste avait promis, avant le déclenchement des élections, qu'elle présenterait un livre blanc sur la souveraineté si elle obtenait un gouvernement majoritaire.
Nul ne peut évidemment nier l'importance de la Révolution tranquille dans l'évolution socioculturelle du Québec. Seulement, il me semble tout aussi important de rappeler que la religion a aussi largement contribué à forger ce que nous appelons aujourd'hui « l'identité québécoise », une identité constituée notamment de sa majorité historique et de valeurs communes.
Depuis quelques mois déjà, un phénomène pour le moins fascinant est en train de se produire sur Twitter. Ils sont plusieurs centaines d'utilisateurs à y évoquer le souvenir de la Grande Noirceur et de la Révolution tranquille. J'ai relevé à ce jour plus de 2 500 tweets qui traitent de l'une ou de l'autre, et ça ne tarit pas (là-dessus, voir mon compte Twitter: @alexturgeon). Aucun parti n'est épargné, les uns dénonçant la Grande Noirceur, ce moment de stagnation nationale, les autres se réclamant de la Révolution tranquille, comme moment d'affirmation nationale.
Au même jour le 22 juin 1960, il y a donc 52 ans, le Québec mettait un terme au règne de l'Union Nationale qui dirigeait la province depuis 1944. C'était aussi le début de qu'on appelle maintenant la « Révolution tranquille » et la fin de la « Grande Noirceur ». Le premier exemplifie la modernisation du Québec, le second est utilisé pour décrire une période de stagnation ou de retardation pendant le règne de Maurice Duplessis et son Union Nationale. Enfin, c'est ce qu'on essaie de nous faire croire.