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Mario Asselin

Je ne peux pas croire qu'on ne va que parler d'un référendum dont personne ne veut. Ça ne peut pas être l'enjeu principal de la campagne. Si les prochains jours nous gardent captifs des messages d'un parti (PLQ) qui veut signer la constitution canadienne ou d'un autre (PQ) qui veut nous précipiter en référendum, le peuple aura trouvé une réponse à une question qu'il ne se pose pas,
Tous les acteurs et observateurs de la politique active au Québec savent que des élections générales seront déclenchées sous peu, ce qui devrait nous mener à un scrutin le 7 avril 2014. Si la première ministre demande au gouverneur général de dissoudre le Parlement après le 5 mars, les élections auraient lieu le 14 avril. À Pâques, les Québécois auront un nouveau gouvernement.
J'ai assisté samedi dernier au premier rassemblement des membres jeunes de la Coalition avenir Québec qui regroupait, à Québec, une centaine de militants de la relève. Ces jeunes politiciens de moins de 30 ans ont débattu énergiquement sur 18 propositions originales.
La question se pose puisque tous les diagnostics établis sur le sujet du décrochage scolaire au Québec le mentionnent: plus de garçons semblent entretenir une relation trouble avec l'école au point de quitter davantage que les filles avant d'avoir obtenu un des diplômes du secondaire.
Au moment où le réseau public d'éducation aurait besoin d'un appui soutenu et d'investissements massifs, le gouvernement a décidé de couper dans le programme de péréquation des commissions scolaires, ce qui a occasionné des hausses de taxes scolaires partout au Québec. Dans les faits, la situation est encore plus grave.
Je pars dans quelques minutes pour ma traditionnelle fin de semaine de camping avec les copains du Collège. Je subodore ce week-end longtemps d'avance. Si je ne me souviens plus comment tout cela a débuté, je sais jusqu'à quel point ce rassemblement me fait du bien. Un Sommet de l'amitié, en quelque sorte. Je vous raconte...
Le premier endroit où les C.S. devraient regarder pour absorber des coupures du gouvernement me parait être dans les activités administratives. Des données parmi les plus récentes fournies par le MELS dans les crédits budgétaires indiquent que les activités administratives sont passées de 512 M$ en 2003-2004 à 598 M$ en 2010-2011, une augmentation de 86 M$ (+16%) en 6 ans. Or, pendant la même période, le nombre d'élèves dans les commissions scolaire a diminué de 112 000, une baisse de 11,4 %. Inconcevable...
On dit de la politique que c'est un milieu d'hommes. Être une femme et faire de la politique, c'est donc exercer un métier non traditionnel. Depuis plusieurs années, quelques-unes ont néanmoins ouvert le chemin et sont devenues des modèles. Aujourd'hui, une nouvelle génération de politiciennes prend place et j'ai le bonheur d'en côtoyer quelques-unes au détour de mon propre cheminement.
Je reconnais facilement que sur la question des droits de scolarité, aucun consensus n'était envisageable. Les associations étudiantes et les organisations syndicales qui occupaient plusieurs des sièges autour de la table travaillaient pour une utopique gratuité universitaire. Les administrations universitaires et les milieux d'affaires penchaient quant à eux pour une augmentation substantielle des droits de scolarité. Le gouvernement a tranché pour une indexation qui couvre les effets de l'inflation. Tout le monde est insatisfait.