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Après l'Écosse, ce sera donc le tour de la Catalogne. Peut-être. Car contrairement à l'Écosse, point d'accord entre la Generalitat et le gouvernement central, tout au contraire. Madrid a toujours refusé de tenir ce débat et d'admettre un quelconque droit d'autodétermination aux Catalans.
De Catalogne en Centrafrique, de Crimée à pays Daech, d'Ecosse aux Flandres, des Kurdistans à la Libye, de Padanie à la Somalie, et au Soudan sud. Les discours contestataires, les idéologies appelées à justifier ces révoltes, font partout appel au sentiment.
Maintenant que le référendum en Écosse est passé, il serait malvenu de tourner la page pour ne plus regarder que vers la Catalogne.
Bien des commentateurs et journalistes au Québec ont tenu à distinguer l'indépendantisme québécois de celui de l'Écosse par rapport à la question identitaire. Je m'attendais donc en arrivant sur place à voir des tonnes d'immigrants ou de membres des communautés culturelles s'afficher pour l'indépendance. Il n'en fut rien.
Et si le référendum écossais ramenait à l'avant-plan le débat sur le mode de scrutin proportionnel au Québec?
Il faut donc en finir avec cet optimisme coupable, cette obsession référendaire qui nous paralyse et transforme le désir du pays en «mur des lamentations». Albert Einstein disait: «La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent».
L'ancien premier ministre canadien Jean Chrétien, qui a mené la campagne du non lors du référendum de 1995 au Québec, révèle
Le Non des Écossais est porteur de changements. Les Non des Québécois, en 1980 et 1995, ont au contraire affaibli le Québec et anéanti l'espoir de changements constitutionnels.
Face à ceux qui prétendent que le remède miracle aux problèmes passe par l'indépendance, démontrons que l'interdépendance est un concept plus audacieux, et que la solution passe avant tout par des idées ambitieuses.
Au total, quelque 4,29 millions d'électeurs - dont 600 000 ont déjà voté par correspondance - étaient appelés aux urnes et