Camilla Chance : Courageuse, Spirituelle et Magnifique !

Une entrevue par Paola K. Amaras et Paul T. Kraly, alias @writerswithcats.

Nous avons eu l’occasion de rencontrer Camilla Chance, l’auteure du bestseller Un homme de sagesse, biographie consacrée à Banjo Clarke, un Aborigène d`Australie avec qui elle avait entretenu une relation d’amitié pendant vingt-sept ans. Nous avons parlé de sa vie, de son processus d’écriture ainsi que de lui demander de répondre au ‘’Questionnaire de Proust’’. Nous avons donc passé de superbes moments avec une auteure remarquable.

Camilla Chance a toujours été une écrivaine. Elle est née en 1940 et a vécu à Londres une grande partie de son enfance; à ses 18 ans, son premier roman est accepté et publié par une grande maison d’édition. Cependant, son père l’a obligée à renoncer à ce contrat d’édition, car elle était légalement la ‘’propriété’’ de son père jusqu`à sa majorité à 21 ans. Néanmoins, la passion de l’écriture ne l’a pas pour autant quittée. Plus tard, sa famille s’installe en Australie où elle fut diplômée en Arts à l’Université de Melbourne. À ses 22 ans, elle découvre la religion Baha’i, ce mouvement très spirituel prônant la tolérance et l’acceptation, et en devient membre, ce qui influencera grandement ses œuvres.

En plus d’écrire, Camilla a eu de nombreuses occupations aussi intéressantes que variées. Elle était notamment la parolière du groupe international The Kuban Cossacks; elle fut aussi professeur de Lycée et rédactrice pour Faber & Faber Publisher à Londres. De retour en Australie, Camilla devient critique littéraire pour deux prestigieuses revues australiennes: The Age et The Australian. De plus, Camilla s’est mariée et est devenue mère.

Camilla a aussi défendu la cause des aborigènes australiens, en partie parce que ses croyances et ses valeurs Baha’i prônent l’unité, mais surtout à cause de ses 27 années d’amitié avec Banjo Clarke. La vie de Banjo, ses enseignements et sa philosophie sont le cœur du livre de Camilla, Un Homme de sagesse. Banjo Clarke est un vénérable sage aborigène, né en Australie au début des années 20 et bien que maintenant disparu, il est toujours aimé et admiré par des milliers de personnes à cause de sa sagesse et sa grande gentillesse. Durant sa vie, Banjo a vécu de durs moments: il traversa la Grande Dépression des années 30, participa à la célèbre troupe de boxe de Jimmy Sharman, a construit des routes pour l’armée pendant la Seconde Guerre Mondiale et au moment de son décès, comptait 67 arrière-petits-enfants. Malgré les difficultés auxquelles il a dû faire face, Banjo était reconnu pour sa grande capacité à pardonner et à aimer; il était profondément lié à sa terre ancestrale, à son ancienne culture et à ses croyances spirituelles. Dans son livre, Camilla regroupa les meilleurs moments passés avec Banjo, les temps forts de leur amitié et les enseignements que cet homme lui a transmis; dès sa publication, le livre devint un bestseller en Australie. Dans sa seconde édition, le livre de Camilla Chance remporta aux Etats-Unis le USABookNews.com Award de la meilleure œuvre multiculturelle. En Angleterre, il obtint également une Mention Honorable au London Book Festival. Camilla Chance fut aussi la première non-Aborigène à recevoir le prestigieux Unsung Hero Award, qui lui fut décerné par le peuple aborigène australien pour son amitié, son dévouement et son travail toujours dans l’ombre.

Le nouveau roman de Camilla Chance, Melissa and Kasho, tant attendu, sera publié tôt en 2018. C’est un roman d’amour fantaisiste pour jeunes adultes où l’intrigue se situe à Florence en Italie pendant la période de transition de 1959. Sur fond de rock’n roll, nous suivrons la trop timide Mélissa et son amour pour Kasho, un Indigène venu d’un autre monde et d’une autre sphère de l’existence. Leurs aventures donneront à Mélissa le courage de briser les contraintes d’une vie quotidienne devenue insoutenable, de faire de nouvelles rencontres et de créer de nouveaux liens.

Arrêtons-nous ici avant de dévoiler plus qu’il n’en faut sur ce livre et voici la fort agréable discussion que nous avons eue avec Camilla Chance.

Votre livre Un homme de sagesse fera ses débuts en français à Tahiti et dans les îles avoisinantes. Comment vous sentez-vous à l’idée de partager votre amitié et la relation que vous avez entretenue avec Banjo avec encore plus de gens dans le monde?

Premièrement, j’aimerais vous saluer Paula et Paul et aussi tous ceux et celles qui sont avec nous. En tant que Baha’i, je vois le monde tout entier comme ma famille.

Pour répondre à votre question, je veux faire du bien autour de moi comme Banjo le faisait. Banjo sentait que le monde était au bord d’une crise et que la compréhension des croyances ancestrales et du mode de vie des Aborigènes australiens pourrait le sauver. La première chose qu’une mère aborigène apprend à son enfant, avant même que celui-ci ne puisse parler, est la compassion; par exemple, elle pointera du doigt un lézard marchant dans le sable et dira à son enfant «Regarde le pauvre petit lézard, il va dans la mauvaise direction pour chercher sa nourriture.» ou quelque chose du genre. Elle lui apprendra aussi à respecter et à prendre soin de notre Mère, la Terre. Lorsqu’un ou une Aborigène fait quelque chose, ce n’est pas pour son propre compte, mais pour toute la tribu et ceci comprend le domaine spirituel qui est la composante primordiale de leur communauté. Les Aborigènes ont parfois pitié de certains peuples d’origine européenne qui, selon eux, ont perdu ce contact avec le monde spirituel qui les entoure. Ils considèrent que cette rupture avec le monde spirituel est la source principale des hostilités, des tensions et de la tristesse de nos jours.

Les lecteurs de Wisdom Man ont souvent l’impression que Banjo est assis en face d’eux et leur parle simplement. J’ai reçu des centaines de lettres de lecteurs me disant que leur mode de vie auparavant était basé sur la colère et le ressentiment, mais qu’en découvrant Banjo, ils ont pu pardonner à ceux qui les avaient blessés. D’autres qui n’avaient plus d’espoir dans leur vie, grâce à la personnalité de Banjo, ont réussi à se relever et à aller de l’avant. Certains, après avoir passé la nuit avec le livre à leurs côtés, se sont réveillés avec une solution parfois étrange, mais réellement efficace à leurs problèmes. Et des peuples des Premières Nations partout dans le monde se sont inspirés du livre pour transmettre la sagesse de leurs ancêtres à leurs membres afin de se défaire de la drogue et de l’alcool.

Quels pèlerinages littéraires avez-vous effectués?

Aucun, mais à Florence, en Italie, où j’ai passé une année, j’ai dormi dans une chambre où Dante Alighieri se réfugiait quand il était recherché par ses ennemis. Comme j’avais tout juste demandé La Divine Comédie à l’école et que je l’avais obtenu en prix, vous comprenez que c’était important pour moi. Je me suis aussi rendue à Saint-Pétersbourg en Russie avec un groupe de séminaire littéraire d’été venu de Montréal et de Québec. Là, j’ai pris contact avec mon unique cousine, survivante du massacre de l’aristocratie russe par les premiers bolchevicks et plus tard par Staline. Le mari de ma cousine était un descendant d’Alexandre Pouchkine et leur fille m’a emmenée sur les lieux du tragique duel entre le poète russe et l’officier français. J’aurais dû suivre les autres membres du groupe, quelques jours plus tard, sur les traces de Crimes et Châtiments de Dostoïevski, mais j’avais la jambe cassée et je n’ai pas pu y aller.

Quel est le premier livre qui vous a fait pleurer?

De ce que je me souviens, aucun livre ne m’a fait pleurer. Cependant, dans le livre Enduring Love d’Ian McEwan, une description me hante encore. Pour résumer la situation, cinq hommes avaient aperçu un enfant pris dans le panier d'une montgolfière et s'élancent pour le sauver. Ils tiennent les cordes de la montgolfière, mais comme ils se trouvent sur une colline et qu'un coup de vent survient soudainement, tous lâchent les cordes sauf pour un homme. Ce dernier s’accroche et s’accroche tandis que le ballon gagne en altitude, et malgré ses efforts, il lâche prise, glisse le long de la corde, tombe en chute libre et meurt. L’enfant sera sauvé plus tard.

Il y a aussi un passage qui m’a marquée dans un livre dont j’ai oublié le titre, où un lévrier irlandais est battu à mort. Ce livre est magnifiquement bien écrit, mais l’histoire est atroce.

Avez-vous déjà traversé une longue période sans pouvoir ouvrir un livre?

Non, je suis une accro à la lecture. Si je commence à lire quelque chose, je ne peux plus m’arrêter. Je dois souvent me priver de lecture, sinon je ne ferais rien d’autre.

Si vous le pouviez, quel conseil donneriez-vous à la jeune écrivaine que vous étiez dans le passé?

Suis ton intuition et ne laisse personne te dire ce que tu dois faire.

Quels auteurs vous déplaisaient au début, mais que vous avez appris à apprécier?

Quand j’étais enfant, je n’avais pas le droit de lire d’autres livres tant que ceux qui étaient sur mes étagères n’étaient pas finis. Par conséquent, pour avoir accès à d’autres livres, j’ai dû lire un grand nombre de livres terrifiants avec des illustrations horribles que les adultes avaient mis dans ma bibliothèque. La plupart d’entre eux étaient des adaptations pour enfants des œuvres de Dickens et ils ont été la source de nombreux cauchemars. Mais en grandissant, j’ai trouvé que Dickens avait vraiment un style magnifique.

Quand vous êtes-vous rendu compte que le langage avait un grand pouvoir?

Cette question est d’autant plus pertinente du fait qu’en tant qu’adulte, je suis restée pendant cinq ans dans un état d’éveil spirituel (aujourd’hui on appellerait ça une expérience de mort imminente prolongée). Durant ces cinq années, j’ai pris conscience de la puissance extraordinaire des mots et qu’il ne fallait pas utiliser un mot trop souvent sinon sa puissance diminuait.

Quand sortira votre prochain livre et quel en sera le thème?

Je travaille en ce moment sur un mémoire, mais j’ai aussi pour projet d’écrire un livre documentant l’impact de mon livre Un homme de sagesse sur mes lecteurs.

Quelles sont vos attentes quant à vos livres?

J’aimerais que mes livres soient accessibles partout dans le monde et qu’ils fassent du bien. À l’âge de cinq ans, je pouvais déjà lire et écrire, et je répétais sans cesse que je voulais écrire des livres quand je serais grande. Je voulais écrire de la fiction, mais pas celle que l’on m’avait fait lire quand j’étais petite, parce que je voulais rendre le monde meilleur et servir Dieu. C’est beaucoup plus aisé de le faire dans un sermon ou des essais que dans un bon roman sans tomber dans l’aspect prêcheur. Mais j’étais déterminée à changer le monde pour le mieux par de la bonne littérature.

D’autres auteurs ont réussi à le faire dans le passé. Abraham Lincoln en rencontrant Harriet Beecher Stowe (l’auteur de La case de l’oncle Tom): «Vous êtes donc la petite dame à l’origine de cette grande guerre?» La guerre de Sécession pour libérer les esclaves. Elizabeth Barrett Browning par son poème Le cri des enfants, fit stopper le recours au travail des enfants dans l’exploitation minière en Angleterre.

Bien écrites, les histoires ont un impact plus profond sur l’esprit humain et la mémoire que les essais. J’ai écrit un bon nombre d’essais, mais je voulais résoudre ce problème d’écrire de la bonne littérature qui fait passer mon message sans pour autant tomber dans la prédication, car la bonne littérature ne prêche pas.

Mes amis pensaient que c’était une perte de temps, car pourquoi ne pas simplement écrire des essais? Le peintre Cézanne dans ses œuvres voulait résoudre le problème de la profondeur sans faire usage des ombres. J’imagine ses amis lui disant : ‘’Pourquoi t’embêter? Pourquoi ne pas juste peindre les ombres?’’. Mais c’était le problème que Cézanne se sentait obligé de résoudre depuis sa naissance, et bien sûr, Cézanne devint le père du cubisme moderne.

Quand j’ai annoncé à l’âge de cinq ans que je voulais écrire des livres quand je serais grande, ça avait l’effet d’un chiffon rouge devant un taureau pour mon père archi-conservateur. Il m’a dit : ‘’Il y a déjà beaucoup trop de livres dans ce monde et ma propre fille n’en ajoutera pas d’autres. De plus, tu ne seras jamais capable d’écrire quoi que ce soit qui puisse intéresser les autres à part toi-même, donc c’est extrêmement égoïste de ta part de perdre ton temps à essayer.’’ Bien sûr, mes professeurs à l’école n’étaient pas d’accord avec lui, mais ce que mon père disait comptait plus que tout pour moi.

A l’âge de dix-huit ans, je lui ai montré qu’il avait tort. Même si j’étais extrêmement innocente, j’étais bien à l’écoute et j’ai produit un livre pour lequel deux grandes maisons d’éditions anglaises, Faber & Faber et Hutchinson’s, se disputaient les droits. Mon père m’a forcé à retirer le livre un mois avant sa date de publication et la situation était devenue si cauchemardesque, avec des notes glissées sous la porte de ma chambre, qu’à partir de ce moment, je ne pouvais écrire que des poèmes, des essais et des nouvelles. Dès que je pensais à écrire un ‘’roman’’, tout se figeait en moi. Ça m’a pris cinquante-neuf ans de lutte acharnée avant de réussir à en écrire un.

Quel genre de recherche faites-vous avant d’entamer la rédaction d’un livre et combien de temps y consacrez-vous ?

A l’âge de quatorze ans, j’ai écrit un roman dont l’histoire prenait place au cours de la Révolution Française; il se lit comme s’il avait été écrit par un adulte. Il était impeccablement documenté et pourtant le travail de recherche n’a pris que quelques semaines. Je l’ai envoyé à une maison d’édition pédagogique australienne et la propriétaire m’a rappelée pour me dire qu’il n’y avait pas de demande pour des ouvrages dont l’intrigue se passait pendant la Révolution Française; cependant, elle voulait m’embaucher dans son entreprise pour que j’écrive un livre sur les légendes aborigènes. Bien sûr, je lui ai répondu, ‘’Je ne peux pas!’’car j’imaginais qu’elle voulait que je voyage pour aller à la rencontre des tribus aborigènes, passer des années à gagner leur confiance et ensuite avoir l’audace d’enregistrer leurs traditions orales. Je n’étais qu’une enfant, alors comment l’aurais-je fait? Aujourd’hui, je crois qu’elle était impressionnée par ma recherche et par le fait que je le prenais tellement à la légère. En fait, elle aurait voulu que je cherche les documents écrits par les premiers colons blancs arrivés en Australie et que je rassemble les légendes sauvegardées depuis le début. C’est ce que j’ai fait plus tard pour Un homme de sagess : j’ai passé des années à rechercher tout ce que Banjo avait dit, et grâce à ce travail, il a reçu une médaille qu’il méritait vraiment.

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans le fait d’écrire sur des personnages du sexe opposé?

Quand j’étais jeune, les hommes ne parlaient pas aux femmes de la même manière qu’ils parlaient entre eux. Le plus difficile était de faire en sorte que les hommes me parlent comme si j’étais aussi un homme, comme ça j’aurais su comment ils parlaient entre eux. Mes tentatives pour y parvenir ont choqué tout le monde autour de moi, autant les hommes que les femmes.

Avez-vous lu quelque chose qui vous fasse repenser à la fiction différemment? Je suis membre de Oprah’s Book Club, qui a récemment fait circuler ces mots : ‘’Les neuroscientifiques et les psychologues sociaux ont découvert que lorsque l’on est pris dans un monde de fiction, on ne fait pas que lire --nous réécrivons la carte neurologique de notre cerveau. Nous intégrons les expériences de ces personnages à la nôtre. Nous améliorons notre pouvoir d’empathie. Nous nous lions si profondément à cette expérience que nous en ressortons comme une nouvelle personne, plus humaine et sublimement entière.’’

Bien entendu, je le savais déjà, mais c’est une information utile à offrir aux gens qui dénigrent la fiction.

Quel est votre livre d’enfance préféré?

Ferdinand le taureau. Il aimait sentir les fleurs sur les chapeaux des dames et il n’avait pas mauvais caractère.

Si vous pouviez changer quelque chose dans votre enfance ou votre adolescence, qui vous permettrait de devenir un meilleur auteur à l’âge adulte, qu’est-ce que ce serait?

Je n’aurais pas laissé mes parents ou mon mari m’isoler dans un monde de coton ouaté. J’aurais continué à écrire des paroles pour les Kuban Cossacks même après que mon mari ait essayé de nous séparer et j’aurais accepté le poste, auquel mon mari s’opposait, de gérante de cirque. Après avoir quitté l’université de Melbourne, je serais devenue une actrice avec les ‘’Tin Alley Players‘’.

La rédaction d’un livre vous prend combien de temps en moyenne?

Un homme de sagesse m’a pris vingt-sept ans car dans la culture aborigène, il est extrêmement impoli de poser des questions. Vous devez prouver que vous êtes digne et bien à l’écoute, et attendre patiemment que la personne se sente prête à vous révéler quelque chose.

Melissa et Kasho m’a pris quatorze ans. Mais ce livre fait partie des cinquante-neuf années de lutte durant lesquelles j’ai écrit d’autres romans qui ne concordaient pas avec mes exigences.

Le livre que j’ai écrit à dix-huit ans et que mon père m’a forcé de retirer de Hutchinson’s, m’a pris trois mois.

Red Horizon, le roman que j’ai écrit à quatorze ans et qui se déroule durant la Révolution Française, m’a pris un an.

Je m’attends à ce que mon mémoire me prenne deux ans.

Croyez-vous au syndrome de la feuille blanche?

Vous plaisantez ! J’ai été incapable d’écrire un roman pendant cinquante-neuf ans! J’ai écrit des paroles de chansons, des poèmes, des critiques de livres pour deux journaux prestigieux, j’ai fait l’édition de livres pour Faber & Faber, une maison d’édition à Londres, j’ai écrit de nombreux articles pour des revues, mais chaque jour, j’essayais en vain, d’écrire un roman. Mon style d’écriture cachait des secrets effrayants et obscurs, car mes parents avaient vu des choses, qui n’étaient pas vraiment là, dans le roman que j’avais écrit à dix-huit ans et ça m’a traumatisée.

Merci de nous avoir accordé votre temps Camilla.

Pour finir, nous aimerions que vous répondiez rapidement au Questionnaire de Proust.

1. Quelle est votre idée du bonheur parfait? Après avoir beaucoup avancé dans l’éternité, l’union avec Dieu après la mort. 2. Quelle est votre plus grande peur? D'avoir froid.

3. Quelle est la chose qui vous déplait le plus en vous ? Je ne crois pas qu’il y ait de mauvaises qualités en nous. Cela dépend juste de la manière dont nous les utilisons.

4. Quelle est la chose qui vous déplait le plus chez les autres? Le fait que les gens ne tiennent pas leurs promesses. Je tiens les miennes.

5. Quelle personne admirez-vous le plus? Mère Teresa – et jusqu’à tout récemment, elle était vivante.

6. Quelle est votre plus grande extravagance? Utiliser l’électricité.

7. Quel est votre état d’esprit actuel? Reconnaissante.

8. Quelle vertu considérez-vous comme surestimée? Connaitre le prix de tout et avoir des biens matériels.

9. Dans quelles circonstances êtes-vous susceptible de mentir? Je ne mens pas, mais j’essaie de m’exprimer gentiment et j'évite les situations où les gens sentent ma souffrance.

10. Y a-t-il quelque chose de votre apparence qui vous déplaît vraiment? Les rides autour de mes yeux.

11. Quelle personne vivante méprisez-vous le plus? Je ne méprise personne. Je ne crois pas qu’il y ait de personnes méchantes, juste des gens malheureux.

12. Quels mots, phrases ou expression utilisez-vous le plus souvent? Je dis constamment ‘’merci’’ au monde spirituel pour toutes les petites choses qui fonctionnent bien.

13. Qui est ou quel est votre plus grand amour dans la vie? J’aime tout le monde, ainsi que les arbres et les animaux.

14. Où et quand étiez-vous la plus heureuse? Quand j’avais dix-huit ans et que je suis sortie en toute innocence avec le premier homme qui voulait m’épouser.

15. Quel talent aimeriez-vous avoir? Chanter juste.

16. Si vous pouviez changer une seule chose de vous-même qu’est-ce que cela serait? J’aimerais pouvoir aider les gens encore plus.

17. Que considérez-vous comme votre plus grande réussite? La corédaction d’Un homme de sagesse et l’écriture de Melissa et Kasho.

18. Si vous deviez mourir et revenir à la vie en tant qu’une autre personne ou un objet, qui ou quoi choisiriez-vous? Je crois que l’on ne vit qu’une seule fois et que si on le fait bien, une fois c’est suffisant.

19. Ou aimeriez-vous habiter? A Florence en Italie.

20. Quelle est la chose que vous chérissez le plus? Je n’en ai pas.

21. Que considérez-vous comme étant la plus profonde misère? De se sentir loin de Dieu.

22. Quelle est votre occupation favorite? Écrire.

23. Quel est le trait de personnalité qui vous est particulier? Les gens disent que ce qui est remarquable chez moi, c’est qu’ils arrivent à sentir mon amour envers eux.

24. Qu’appréciez-vous le plus chez vos amis? Qu’ils tiennent leurs promesses.

25. Qui sont vos écrivains favoris? J.M Synge, le poète et dramaturge irlandais.

26. Qui est votre héros de fiction? Les gens ordinaires et naturels dans la pièce de Synge, La chevauchée vers la mer.

27. A quelle figure historique vous identifiez-vous le plus? J'admire beaucoup Jeanne d’Arc.

28. Qui sont vos héros dans la vraie vie? Les martyrs de la foi Baha’i.

29. Quels sont vos prénoms favoris? Ruth et David, parce que pour moi, ils symbolisent l’amour désintéressé.

30. Qu’est-ce que vous détestez le plus? Je ne sais pas.

31. Quel est votre plus grand regret? D’avoir arrêté d’écrire des chansons populaires pour les ‘’Kuban Cossacks’’.

32. Comment aimeriez-vous trouver la mort? Tout à fait consciente.

33. Quelle est votre devise? Faites tout le bien possible à tout le monde, de toutes les façons possibles, dans tous les endroits possibles, aussi longtemps que vous le pouvez.

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