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Viol collectif en Inde: le cinquième et dernier suspect arrêté

Viol collectif en Inde: le cinquième et dernier suspect arrêté
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AP
Indian police officers stand outside Jaslok Hospital where a victim of gang rape is admitted in Mumbai, India, Friday, Aug. 23, 2013. A young woman photojournalist was gang raped while her male colleague was tied up and beaten in India's business hub of Mumbai, police said Friday. The case was reminiscent of the December gang rape and death of a young university student in the Indian capital that shocked the country. (AP Photo/Rajanish Kakade)

NEW DELHI - La police indienne a arrêté dimanche le dernier des cinq hommes recherchés pour le viol collectif d'une jeune photojournaliste à Bombay, affirmant que des accusations seraient bientôt portées contre les suspects de cette affaire qui a ravivé le débat sur la sécurité des femmes en Inde.

La victime, une femme de 22 ans, a déclaré à un journal indien qu'elle avait peur de retourner travailler après l'attaque dont elle a été victime jeudi. Alors que son collègue masculin était ligoté, cinq hommes l'ont violée à répétition dans une usine de textile abandonnée de la capitale financière du pays, où le duo devait prendre des photos pour un magazine.

Selon un communiqué de l'hôpital Jaslok, où la victime est hospitalisée depuis l'attaque, son état s'améliore et elle a reçu la visite de membres de sa famille. Les lois indiennes interdisent de publier le nom d'une victime de viol.

La police a arrêté le cinquième suspect dimanche à New Delhi, après avoir arrêté les quatre autres à Bombay.

Un responsable de la police de Bombay, Satyapal Singh, a assuré que des accusations seraient portées bientôt, affirmant que la police avait les preuves nécessaires pour le faire, dont le témoignage de la victime et des échantillons médicaux prélevés après l'attaque.

Ce nouveau scandale en Inde rappelle le viol collectif d'une étudiante de 23 ans dans un autobus de New Delhi en décembre. La jeune femme avait succombé à ses blessures deux semaines plus tard. L'attaque avait fait grand bruit et attiré l'attention sur la sécurité des femmes en Inde, en plus de révéler une culture machiste dans laquelle les victimes de viol sont souvent contraintes au silence par la pression sociale ou la police qui ne les prend pas au sérieux.

Face au tollé suscité par cette affaire, le gouvernement a créé des tribunaux spéciaux pour traiter les cas de viol. Il a également doublé les peines de prison pour les coupables de viol, en plus de criminaliser le voyeurisme, le harcèlement, les attaques à l'acide et le trafic de femmes.

Sous forte pression, la police a agi rapidement pour retrouver les cinq suspects du viol de jeudi à Bombay. Le ministre des Affaires intérieures de l'État de Maharashtra, R. R. Patil, a rendu visite aux enquêteurs samedi soir dans un poste de police de la ville, et le gouvernement a appelé à des peines sévères pour les coupables.

Les suspects devraient être accusés en vertu d'une nouvelle loi qui prévoit une peine maximale de 20 ans de prison pour les violeurs.

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Manifestations en Inde après le décés d'une jeune femme violée
De nouvelles manifestations...(01 of10)
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Des manifestations ont suivi l'annonce dans la nuit de vendredi à samedi 29 décembre du décès de la jeune femme. (credit:AFP)
Morte...(02 of10)
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On ignore le nom de la jeune fille décédée. Celle qui était surnommée "la fille de l'Inde" ("India's Daughter") était soignée depuis deux jours par un hôpital de Singapour. Son corps devait être rapatrié en Inde ce samedi, accompagné par ses parents qui se trouvaient à son chevet lorsqu'elle a été déclarée morte samedi à 4h45 (vendredi soir en France). (credit:AFP)
La police critiquée...(03 of10)
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La police a été sévèrement critiquée pour sa réaction contre les manifestations, comprenant l'usage fréquent de gaz lacrymogènes et de canons à eau. (credit:AFP)
...et le gouvernement.(04 of10)
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Le gouvernement a aussi dû se défendre d'avoir transféré la victime à Singapour afin d'éviter qu'elle ne meure sur le sol indien et ainsi n'alimente les tensions.T.C.A. Raghavan, ambassadeur indien à Singapour, a expliqué que la décision avait été prise pour des motifs médicaux après "consultations entre l'équipe médicale de Delhi et les chirurgiens et médecins de Singapour". (credit:AFP)
Des quartiers bouclés(05 of10)
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La police de New Delhi a appelé samedi la population au calme et a bouclé plusieurs quartiers du centre-ville. Le chef de la police a aussi annoncé le bouclage de la zone autour du monument de l'India Gate, épicentre de la colère des protestataires, et de dix stations de métro. (credit:AFP)
"Bientôt" des décisions pour protéger les femmes(06 of10)
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Le chef des autorités locales de New Delhi, Sheila Dikshit, a également demandé l'apaisement et assuré que "des décisions substantielles seraient prises très bientôt" pour protéger les femmes dans la capitale. (credit:AFP)
Ce n'est pas nouveau...(07 of10)
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"Le viol de la jeune femme et le traumatisme qu'elle a vécu ne sont pas nouveaux et cela est arrivé dans le passé mais cette affaire a fait sauter le couvercle de la marmite", a confié à l'AFP Anjali Raval, femme au foyer de 35 ans, lors d'un rassemblement. (credit:AFP)
"Pendez le violeur"(08 of10)
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De nombreux manifestants appelaient les autorités à pendre le violeur, comme le montre ce panneau "Hang the rapist" ("Pendez-le violeur"). (credit:AFP)
Un crime particulièrement violent(09 of10)
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Les viols collectifs sont quotidiens en Inde et beaucoup d'entre eux ne font pas l'objet d'une plainte de la part des victimes, qui ne font pas confiance au système judiciaire poussif et sont découragées par les réactions des policiers hommes.Mais la nature particulièrement violente de l'attaque du bus a fait exploser la colère jusque-là contenue et a poussé le gouvernement à promettre plus de sécurité pour les femmes et des peines plus lourdes pour les crimes sexuels. (credit:AFP)
Les suspects arrêtés(10 of10)
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Les six hommes arrêtés pour cette agression devraient désormais été inculpés de meurtre, un crime qui peut leur valoir la peine de mort. (credit:AFP)

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