Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Bell entame des négociations pour l'acquisition de la chaîne V

Montage

Le géant des télécommunications Bell tente d'acquérir la chaîne de télévision généraliste V, propriété de Remstar, selon ce qu'a appris Radio-Canada.

Bell et V ont entamer des négociations et s'approcheraient d'une entente.

Toutefois, autant chez Bell qu'à V, on dit qu'il ne s'agit que de rumeurs et on refuse de commenter.

Bell a fait il y a quelques mois l'acquisition d'Astral, qui compte 84 stations de radio au Québec et 22 chaînes de télévision spécialisées. Si Bell arrive à mettre la main sur V, l'entreprise pourrait accaparer 40 % du marché de la télévision au Québec et ainsi devancer Quebecor.

Rappelons que le réseau de télévision TQS, appartenant anciennement à Cogeco et acculé à la faillite en 2007, avait été racheté en 2008 par l'entreprise Remstar, propriété des frères Maxime et Julien Rémillard. La chaîne avait été renommée V.

Selon Michel Arpin, ancien vice-président du CRTC, Bell a intérêt à attendre d'abord le feu vert des autorités réglementaires pour l'achat d'Astral avant de conclure une entente formelle avec V.

« Il y a des enjeux réglementaires qui sont directement liés à la diversité des voix, et qui ne soulèvent pas de problèmes dans le cas de l'acquisition d'Astral, mais qui en soulèveraient si on ajoute V à l'équation », dit-il.

Au début des années 2000, les autorités réglementaires ont obligé le géant médiatique Quebecor à se départir de TQS pour faire l'acquisition du réseau TVA. Plusieurs notaient à l'époque qu'en possédant les deux stations de télévision, TVA et TQS, sans parler des chaînes de journaux, Quebecor aurait contrôlé jusqu'à 50 % du marché publicitaire.

Bell doit donc faire preuve de prudence dans sa tentative d'acheter V, car des concurrents cherchent déjà à convaincre le CRTC que l'achat d'Astral donne à Bell Media un trop grand contrôle du marché québécois.

Selon Michel Arpin, lorsqu'une entreprise risque d'accaparer plus de 35 % des parts de marchés avec une transaction, le CRTC se montre réticent. À partir de 45 %, il s'oppose carrément à une telle transaction, explique-t-il.

Suggest a correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.