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Les Canadiens perdront 31 millions $ en congés non utilisés cette année

Si vous êtes Canadien et que vous travaillez, il y a de bonnes chances qu’à l’approche des vacances des Fêtes vous vous imposiez plus de travail au bureau qu’à l’habitude, en plus de finaliser tous les préparatifs en vue de Noël.

C’est ce que la firme spécialisée en ressources humaines ADP appelle la «taxe de temps libre». La dernière enquête du cabinet révèle que les trois quarts des Canadiens se sentent obligés de faire des heures supplémentaires avant et après les vacances.

Près de la moitié des sondés (44%) ont affirmé qu’il était «très probable» qu’ils aient à travailler plus qu’à la normale à l’approche des Fêtes.

Les Canadiens font en moyenne dix heures de travail supplémentaires avant les vacances et 11 heures après les vacances, pour un total de 21 heures, soit plus que la moitié d’une semaine à temps plein.

En d’autres termes, si vous prenez une semaine de congé, vous n’avez seulement qu’une demi-semaine de congé.

Les gens qui résident dans les Prairies sont les plus susceptibles de payer une « taxe de temps libre », avec 90% de la population au Manitoba et en Saskatchewan qui dit faire du zèle avant ou après leurs vacances.

Au Québec, ce n’est qu’un peu plus de la moitié des travailleurs qui disent sentir le besoin d’ajouter des heures de travail à l’approche des congés.

ADP affirme que la pression de rester connecté avec le boulot pousse beaucoup de gens à renoncer à leurs vacances. La firme estime que les Canadiens gaspilleront 31 millions de dollars en vacances inutilisés.

Le travail supplémentaire « explique pourquoi autant de Canadiens sont réticents à prendre des vacances, et pourquoi ils ne se sentent pas complètement en paix quand ils le font », a déclaré la vice-présidente stratégie et marketing d’ADP Canada, Virginia Brailey, dans un communiqué.

« Alors que les vacances sont importantes pour la santé physique et mentale, notre étude montre que, pour de nombreux Canadiens, la charge de travail supplémentaire nécessaire pour prendre des vacances est devenue un peu comme une taxe de temps libre. »

Mme Brailey suggère que les entreprises elles-mêmes soulèvent ce problème. Elle affirme que les compagnies devraient « contrôler leur culture (d’entreprise) » pour s’assurer qu’ils ne créent pas un environnement où le surmenage est encouragé.

Les entreprises devraient aussi « planifier proactivement » pour s’assurer que la productivité ne souffre pas des vacances de leurs employés, conseille Mme Brailey.

« Les gains en productivité que fourni un employé bien reposé sont trop importants pour être ignorés, dit la vice-présidente stratégie et marketing d’ADP Canada. C’est le moment de l’année parfait pour les gestionnaires de prendre du recul et de s’assurer que ses employés ne sentent pas trop de pression à payer une taxe de temps libre ».

Ce texte initialement publié sur le Huffington Post Canada a été traduit de l’anglais.

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