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Vente d'armes à l'Arabie saoudite : l'annulation du contrat enverrait un mauvais signal économique, dit Trudeau

OTTAWA – Le contrat sur la vente d’armes à l’Arabie saoudite a suivi le premier ministre Justin Trudeau jusqu’au siège social de l’ONU, à New York.

Questionné à ce sujet pendant une conférence de presse, il a insisté qu’un nouveau gouvernement ne peut pas se permettre d’annuler ce contrat signé par les conservateurs et ce, même si l’Arabie saoudite est reconnu pour bafouer les droits de l’homme.

« Il serait effectivement à peu près impossible pour le Canada de faire affaire dans le monde s’il y avait une perception que n’importe quel contrat, qui va au-delà du mandat d’un gouvernement, pourrait ne pas être honoré », a martelé Trudeau.

« Le Canada est un État de droit et peu importe notre opinion du gouvernement précédent, ils ont été élus de façon démocratique, ils ont signé un contrat et nous sommes tenus de respecter ce contrat. »

Le premier ministre a déclaré qu’il n’allait pas renverser cette décision, mais que son gouvernement allait faire preuve d’ouverture, de transparence et de rigueur dans le futur.

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a pour sa part dit qu’il voulait s’assurer que les équipement vendus ne sont pas « mal utilisés » par l’Arabie saoudite.

Ce contrat d’une valeur de quelque 15 milliards de dollars garantit 3000 emplois sur 14 ans dans la région de London, en Ontario.

Le recours judiciaire suivra son cours

Des étudiants en droit de l’Université de Montréal et leur professeur Daniel Turp n’ont toujours pas reçu de réponse du gouvernement fédéral relativement à leur mise en demeure, le mois dernier.

Ils voulaient empêcher Ottawa d’accorder la licence qui permet la vente d’armes à l’Arabie saoudite. À leur avis, un tel acte est contraire aux lois canadiennes, voire à la Charte canadiennes des droits et libertés.

Le groupe a déjà indiqué qu’il allait s’adresser à la Cour fédérale si rien n’était fait dans les délais prescrits.

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