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«La Fureur»: les gars l'échappent (encore) dans une fin de match dramatique

Phil Roy et Pierre-Yves Lord risquent de l'avoir sur le coeur durant les 365 prochains jours...
Radio-Canada

L’édition Spéciale 20 ans présentée en janvier 2019 ayant connu un succès fracassant, La fureur était de retour sur les ondes d’ICI Télé, ce samedi 4 janvier, question de faire chanter et danser les concurrents et les spectateurs… et de donner la chance aux gars de venger leur défaite crève-coeur de l’an dernier.

«La défaite n’est pas une option», a d’ailleurs lancé en début d’émission un Sébastien Benoît gonflé à bloc, qui pouvait d’autant plus compter cette année sur la présence du légendaire Jean-Michel Dufaux.

Un départ canon

Malheureusement pour les gars, Mario Pelchat est venu jouer les trouble-fêtes deux fois plutôt qu’une en début de parcours. D’abord en raison d’un départ boiteux sur Voyager sans toi durant l’épreuve de la chanson arrêtée, puis lorsque les gars se sont montrés beaucoup trop hésitants avant d’identifier la pièce Je ne t’aime plus lors du questionnaire.

Malgré tout, les gars ont réussi à prendre les devants 4 à 3 après deux rondes.

Après les duels, qui portaient sur les chansons ayant pour thème l’amitié, la troupe de Sébastien Benoît a ajouté trois points à son avance après que ce dernier eut identifié clairement la chanson Je serai «parenthèse» ta meilleure amie «parenthèse» de Lorie.

Et, à la surprise générale, la chanteuse française est venue interpréter son succès du début des années 2000 devant un public abasourdi.

Les recrues de Phil Roy et de Maripier Morin ont ensuite pris le contrôle.

Celle qu’on a pu voir au volant de sa Buick durant pratiquement chaque pause publicitaire a rapidement su tirer son épingle du jeu en gardant le rythme sur Coton ouaté, tandis que Julien Lacroix semblait entendre pour la première fois le méga succès de la formation Bleu Jeans Bleu.

Durant la fosse aux chansons, l’humoriste (qui avait autant de voix que Karl lors de l’heure de vérité d’Occupation Double Afrique du Sud), a inexplicablement chanté un passage de Soirée de filles de Marie-Chantal Toupin et un autre de Fréquenter l’oubli tandis qu’il entendait Boomerang de Kevin Parent.

Et l’auteur-compositeur-interprète est aussitôt débarqué pour offrir un excellent medley de ses plus grands succès.

Phil Roy a bien tenté de sortir son confrère de son équipe, mais en vain.

Et, malgré tout, les gars avaient alors une confortable avance de quatre points.

L’histoire se répète

Le jeu final étant ce qu’il est, rien n’était perdu pour les filles, et celles-ci ont su se montrer opportunistes en répondant correctement à deux questions pour créer l’égalité.

Comme si le karma avait décidé de frapper au pire moment, Phil Roy s’est précipité pour donner le mauvais titre d’une chanson des Colocs. De sorte qu’il a fallu une question supplémentaire pour départager les deux clans.

À l’instar de son coéquipier, Pierre-Yves Lord a ensuite confondu les chansons We Will Rock You et We Are the Champions de Queen (malgré l’indice on ne peut plus clair fourni par Véronique Cloutier), servant ainsi la victoire aux filles sur un plateau d’argent.

Après coup, Arnaud Soly a semblé avoir besoin de quelques instants seul derrière la table des gars pour se remettre de cette tournure pour le moins dramatique.

Une tradition déjà bien installée

Une fois de plus, l’ambiance électrisante, la foule en délire et la passion inégalée des concurrents ont démontré que l’idée de faire de La fureur une tradition annuelle pour terminer le congé des Fêtes en beauté et entamer la nouvelle année du bon pied était tout à fait louable.

Et malgré la présence d’ex-académiciens venus chanter les chansons phares des différentes éditions de Star Académie, La fureur 2020 misait moins sur la nostalgie pure pour se concentrer avant tout sur la compétition, avec tout ce qu’elle implique en termes de chamaillage, de fausses guerres d’ego et d’erreurs coûteuses.

«Peut-être à l’an prochain, je l’espère», a conclu Véronique Cloutier avant de rendre l’antenne.

Gageons que les gars l’espèrent aussi, eux qui devront attendre encore une année complète avant d’avoir (peut-être) une autre chance de savourer (enfin) la victoire. Mais loin de nous l’idée de tourner le fer dans la plaie...

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